EXCLUSIF. Une résidente d’un Ehpad de Toulouse, âgée de 93 ans, a été retrouvée morte dans sa chambre samedi 31 octobre 2026. Des traces jugées « suspectes » relevées sur son corps ont conduit le médecin à refuser le permis d’inhumer. Le parquet a ordonné une autopsie pour éclaircir les circonstances du décès. Naturel ? Ou en lien avec d’hypothétiques violences ?
Le médecin qui l’a auscultée a émis des obstacles médico-légaux. La résidente d’un Ehpad de Toulouse (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) a été retrouvée sans vie dans sa chambre, samedi 31 octobre 2026. Des traces « suspectes ou inexpliquées » relevées sur son corps ont incité le professionnel de santé à ne pas délivrer le permis d’inhumer.
Newsletter Faits Divers
Chaque vendredi, retrouvez les affaires qui marquent notre région, les enquêtes qui font parler, les procès majeurs et les coulisses de l’actualité police-justice, décryptés par nos journalistes spécialistes.
Traces « suspectes » sur le corps
Âgée de 93 ans, cette femme présentait selon nos informations des hématomes au niveau du thorax, ainsi que sur le flanc. Des soignants du « Domaine de Borderouge » ont signalé son décès vers 22 heures.
La nonagénaire a-t-elle succombé à une mort naturelle ? Les traces présentes sur son corps peuvent-elles s’expliquer par de récentes chutes ou manipulations, lors du lever ou du coucher, par exemple ? A-t-elle fait l’objet d’hypothétiques violences ? Et si oui, de la part de qui ?
Une autopsie diligentée
Saisi de l’affaire, le parquet de Toulouse a diligenté une autopsie pour déterminer avec précision les circonstances du décès de la pensionnaire. Elle sera pratiquée dans les meilleurs délais à l’Institut médico-légal de Purpan (IML).
L’établissement dans lequel elle vivait abrite 80 lits ainsi qu’une unité de soins adaptés aux patients souffrant d’Alzheimer ou de troubles apparentés. « Des ecchymoses sur une personne âgée sont toujours difficiles à interpréter », suggère un enquêteur.
« Aucune piste criminelle n’est imaginée à ce stade. Nous sommes en recherche des causes de la mort », relève le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz. Si toutes les hypothèses demeurent sur la table, les conclusions de la médecine légale diront s’il y a lieu ou non de s’interroger davantage.
















