Face aux épisodes de canicule et au manque d’eau, le monde agricole de Haute-Garonne fait face à une situation critique en cet été 2026. Christian Déqué, le président de la Chambre d’agriculture du département, détaille les impacts sur les cultures et l’élevage.
La canicule persistante et la sécheresse sévère qui frappent la Haute-Garonne depuis la fin du mois de mai fragilisent l’ensemble du secteur agricole. Les producteurs, qu’ils soient maraîchers, céréaliers ou éleveurs, subissent de plein fouet ces conditions climatiques extrêmes qui menacent la viabilité de leurs exploitations.
Pour le président de la Chambre d’Agriculture de la Haute-Garonne, Christian Déqué, tous les secteurs sont impactés : « C’est difficile de trouver le plus difficile, vu qu’ils sont tous directement touchés par cette canicule, mais c’est vrai que nos producteurs, nos maraîchers, avec un manque d’eau ajouté à la canicule, mais aussi nos éleveurs particulièrement, vont être directement impactés« .
Le seul espoir, c’est qu’il pleuve un peu dans les jours à venir insiste le président, « on est vraiment dans l’orange, j’ose espérer – parce que je suis optimiste – qu’on n’est pas dans le rouge, mais on est toujours à la limite et c’est ces aléas climatiques à répétition qui usent le moral des agriculteurs ».
La détresse des éleveurs face au manque de fourrage
Privés de pâturages verdoyants en raison de la sécheresse, les éleveurs sont contraints d’anticiper l’utilisation de leurs stocks de fourrage destinés à l’hiver. « Aujourd’hui, tout simplement, on a attaqué au 14 juillet les stocks de l’hiver, et il y a une grosse inquiétude pour arriver jusqu’à l’année prochaine, au printemps prochain ».
Une situation qui fait craindre une pénurie alimentaire pour le bétail dès le printemps prochain, avec des agriculteurs dans l’impasse. « L’inquiétude qu’on a au niveau de la chambre d’agriculture, c’est qu’on a peur que les agriculteurs qui ont une difficulté, un manque de trésorerie, décapitalisent, c’est-à-dire vendent une partie de leurs animaux plutôt que d’acheter de la nourriture pour passer ce cap » conclut le président de la Chambre d’agriculture de la Haute-Garonne.
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