Les fortes chaleurs commencent à produire leurs effets sur plusieurs plans d’eau de Haute-Garonne. À Fronton, le lac Xeresa a été fermé par mesure de précaution après la découverte de poissons et d’oiseaux morts. À Pibrac, un signalement citoyen évoque une possible prolifération de cyanobactéries au lac de la Bordette.
La vigilance est de mise autour de plusieurs lacs de Haute-Garonne. À Fronton, au nord de Toulouse, la mairie a décidé de fermer temporairement l’accès au lac Xeresa et à ses berges. Dans un arrêté pris lundi 13 juillet, la commune explique avoir pris cette décision après « la découverte récente de poissons et d’oiseaux sans vie ».
Selon la police municipale, une pollution de l’eau, favorisée par les fortes chaleurs, est suspectée. Les analyses sont en cours afin de déterminer l’origine exacte du phénomène et de confirmer ou non la présence de cyanobactéries.
Accès interdit et pêche suspendue à Fronton
En attendant les résultats, le principe de précaution prévaut. La circulation des piétons, des cyclistes et des véhicules est interdite sur l’ensemble du site. La pêche et le ramassage des poissons sont également suspendus.
La municipalité appelle aussi les propriétaires d’animaux à la plus grande prudence. L’eau pourrait présenter un risque pour les chiens, notamment en cas d’ingestion, mais aussi par simple contact ou inhalation.
Un signalement au lac de la Bordette à Pibrac
À une trentaine de kilomètres de là, un autre plan d’eau fait l’objet d’une vigilance particulière. La page spécialisée Cyanobactéries Alerte a relayé ce mardi, sur Facebook, un signalement citoyen concernant le lac de la Bordette, à Pibrac.
Des photographies montrent une eau d’un vert intense, caractéristique d’une possible prolifération de cyanobactéries planctoniques. Les auteurs du signalement alertent notamment sur les risques pour les chiens, qui ne doivent ni boire cette eau, ni s’y baigner, ni se lécher après un contact avec le plan d’eau.
À ce stade, aucune fermeture du lac de la Bordette n’a été annoncée par la commune et la présence de cyanobactéries n’a pas été confirmée par des analyses officielles.











