Parmi les onze spectacles et créations chorégraphiques proposés au festival Dansorama, du 4 au 20 février, à Toulouse, certains ont retenu notre attention.
« Borda » de Lia Rodrigues, du 4 au 6 février, à 20 h, au théâtre Garonne. La chorégraphe brésilienne entraîne sa compagnie dans la confection d’un tissu social, politique et imaginaire. Avec des voiles, des robes, des tops, des tissus et des matières, amassés, combinés et recombinés, ses œuvres activent un flux ininterrompu de mutations animant l’espace autant que les corps.
« La Vie nouvelle » de Sylvain Huc et Mathilde Olivares les 5 et 6 février, à 20 h, au théâtre Sorano. Après des années de collaboration où elle danse et apporte son regard tandis qu’il chorégraphie, Mathilde Olivares et Sylvain Huc franchissent le seuil d’une création écrite et dansée ensemble. Dans ce duo d’une extrême pudeur, des histoires et des moments vécus s’ébauchent en silence, des pensées s’échangent en prenant corps, des affects s’insinuent entre les protagonistes…
« Carcaça » de Marco da Silva Ferreira, du 9 au 11 février à 20 h au théâtre de la Cité. Dix interprètes, un percussionniste et un musicien electro, se déploient en un tourbillon de corps et de rythmes orchestré par Marco da Silva Ferreira, l’un des chorégraphes les plus inventifs de sa génération. Passé, présent et futur sont convoqués dans cette pièce explosive célébrant la force du collectif.
« Quelques choses » de Chloé Zamboni, les 12 et 13 février, à 19 h, au Neufneuf. Trois interprètes s’amusent à investir la profondeur de la signification des objets à travers quatre éléments : la chose, le mot, la chair et le son.
« Untitled » d’Andrea Givanovitch, le 14 février à 19 h, à l’Espace Roguet. Dans ce premier solo, Andrea Givanovitch pose un regard poétique et politique sur son corps queer. En rendant hommage aux artistes militants LGBTQIA + qui ont façonné son engagement, il fait voler en éclat la caricature et les normes.




















