L’Institut de médecine et de physiologie spatiales de Toulouse lance une étude inédite sur le jeûne en micropesanteur. Dix volontaires masculins, sportifs et en bonne santé, sont recherchés pour vingt jours d’expérience.
Être payé pour rester allongé ? C’est ce que propose l’Institut de Médecine et de Physiologie Spatiales (MEDES) de Toulouse, avec une indemnisation de 5000 euros à la clé. Dans le cadre d’une recherche sur le jeûne en situation de micropesanteur, le MEDES recherche dix volontaires pour passer vingt jours en tant que sujets d’étude. L’expérience se déroulera durant le mois de juin 2026.
Pour y participer, il faut remplir une liste de critères très précis. Il faut tout d’abord être de sexe masculin, sportif (pratiquant un sport au moins trois heures par semaine), en bonne santé avec un IMC compris entre 20 et 26, non-fumeur et ne pas avoir de restrictions alimentaires.

Le but est d’afficher un profil physique se rapprochant le plus possible de celui des astronautes. Si toutes ces conditions sont remplies, il est possible de postuler. Rebecca Billette, responsable médicale de la Clinique Spatiale et de l’étude clinique, souligne tout de même : « Il faut être intéressé par la science et avoir une vraie volonté ; de plus, il est préférable d’être solide psychologiquement. »
Le véritable défi de cette expérience réside dans le jeûne. Les participants devront se contenter de 250 calories par jour, soit environ 10 % de l’apport journalier nécessaire à un homme. Il faut être prêt à accepter des repas composés seulement d’une cuillère de miel, d’un jus de fruit et d’un bouillon par jour. Le deuxième défi consiste à rester allongé pendant dix jours en simulation de micropesanteur, c’est-à-dire avec les pieds légèrement surélevés par rapport à la tête.
Première étude à tester les effets conjugués du jeûne et de la micropesanteurParticiper à cette expérience est l’opportunité d’aider la communauté scientifique. Cette étude est la première à tester les effets conjugués du jeûne et de la micropesanteur sur le corps humain. Elle servira à simuler une raréfaction de la nourriture que pourraient subir les astronautes dans l’espace. « Nous allons observer ce qu’il se passe au niveau de la mémoire, du stress, des muscles et du cerveau », explique Rebecca Billette.
Tout au long de l’expérience, le sujet pourrait perdre de la masse musculaire, se sentir faible et avoir faim. Cependant, pour l’instant, tous les effets réels ne sont pas encore connus des scientifiques qui travaillent sur la question. Sur place, des médecins et des infirmiers seront présents 24 h/24 pour s’assurer de la bonne santé des participants. « Si le moindre risque apparaît, l’arrêt du processus pourra être demandé », rassure la responsable médicale.
Ce n’est pas la première expérience que mène le MEDES pour le CNES. L’année dernière, ils avaient réalisé une recherche autour de l’immersion sèche afin de tester la réaction du corps humain dans l’espace. Pour postuler à cette offre d’emploi hors du commun, il faut se rendre directement sur le site medes.fr.




















