Violence à Empalot après une transaction de drogue litigieuse. Deux jeunes de 18 ans sont condamnés à quatre mois de prison pour avoir frappé un client mécontent, blessé à la tête et au genou.
Mécontent de la qualité de la cocaïne achetée le 2 mai dernier dans le quartier d’Empalot, à Toulouse, Sergio en reprend le chemin le lendemain pour y faire des réclamations. Seulement, voilà, le service après-vente d’un trafiquant de stupéfiants n’est pas des plus chaleureux.
« Il a essayé de nous frapper »
Alors qu’il aperçoit un visage connu près de la bouche de métro, Sergio l’interpelle et se plaint. « Il a commencé à m’insulter, il était bourré et défoncé, puis il a été violent alors je me suis débattu », explique Kamel à l’audience de comparution immédiate de ce mercredi 6 mai.
« J’étais assis et j’entends un bruit, je vois que mon ami est au sol, j’ai voulu les séparer mais l’homme essayait de nous frapper », abonde Yasser. Les deux jeunes hommes de 18 ans sont prévenus de violences avec arme par destination.
Frappé avec une pierre
Pour le procureur, il n’y a pas de doute quant à leur culpabilité. « La vidéo est indiscutable », assure-t-il lors de ses réquisitions. La magistrate indique que les deux hommes auraient asséné plusieurs coups de pied et de poing à Sergio.
Ils l’auraient aussi frappé avec une pierre, lui occasionnant une plaie à l’arrière du crâne ainsi qu’au genou. Il requiert six mois de prison ferme avec maintien en détention pour Kamel et quatre mois pour Yasser.
Prison ferme
Les avocats de la défense ne partagent absolument pas cette grille de lecture. Pour Me Ouajdi Amri, l’avocat de Kamel, Sergio était le premier à adopter un comportement violent. L’avocat ajoute que la pierre a été lancée par son client et qu’elle n’a pas atteint sa cible.
Dans son sillage, Me Virgile Augot, pour Yasser, persiste à remettre les faits en perspective. « À l’arrivée de la police, la vidéo montre qu’alors que les deux prévenus ont été mis au sol par les forces de l’ordre, Sergio revient et se rue sur eux avec une virulence telle que la policière est obligée de lui donner un coup de pied ». Quatre mois de prison pour les deux, sans maintien en détention.
















