Lors d’un contrôle mené par la brigade spécialisée de terrain du Mirail, à Toulouse, les policiers ont découvert de la cocaïne lundi. Les suites de l’enquête ont réservé des surprises avec 1,7 kg saisi et plus de 9 000 euros confisqués. À l’issue de leur garde à vue, deux hommes ont été présentés devant le tribunal correctionnel. Ils vont passer leur début d’été en détention, en attendant leur procès fixé début août.
Une vérification supplémentaire dans une journée trop chaude de début de semaine. Les agents de la BST du Mirail contrôlent deux hommes originaires de la Guyane, dans le quartier Bourrassol, à Toulouse. Dans leur voiture, des traces de cocaïne, mais surtout des « olives » de poudre destinées à la vente. Ce flag incite les policiers à poursuivre immédiatement leur travail.
Renforcés par des membres de la brigade anticriminalité, ils traversent l’agglomération et se rendent jusqu’à Saint-Jean pour un « contrôle domiciliaire ». Bon choix. Parce que quand les deux suspects, plus une femme arrêtée chez un des mis en cause, se retrouvent en garde à vue, les enquêteurs des stups ont de la matière.
Devant eux, de la cocaïne, plus de 9 000 euros en liquide et un échantillon de produits interdits : kétamine, cannabis ou ecstasy. Les fouilles menées dans deux voitures et un scooter ont permis de saisir de la cocaïne (1,7 kg de poudre) et le matériel destiné aux clients. Ces « olives », les policiers toulousains vont également en découvrir d’autres lors d’un aller-retour rapide à Bordeaux, chez la femme de passage à Toulouse.
Plusieurs voyages en Guyane
« Un des mis en cause a effectué plusieurs allers-retours entre Cayenne et la métropole depuis janvier », lâche une source proche du dossier. Et selon les soupçons des enquêteurs, pas seulement pour le plaisir d’embrasser sa famille ou de faire du tourisme. A-t-il à chaque passage ramené de la poudre ? « Probable », confie une source proche du dossier.
« Dans la jungle, du côté du Suriname, on trouve tellement de cocaïne qu’elle ne coûte rien », confie un spécialiste. Pas une nouveauté. À Toulouse, même si le prix du gramme a largement baissé sous le dumping des producteurs sud-américains, cela reste financièrement très intéressant de participer à ce business interdit.
À condition de ne pas être interpellé et de passer son été en maison d’arrêt. Finalement, le parquet a décidé de concentrer le dossier sur les deux hommes interpellés au départ. Âgés de 24 et 25 ans, ils ont été présentés ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse, dans le cadre des comparutions immédiates. Leurs avocats, Me Justine Rucel et Cédric Bréan, ont incité leurs clients à demander un délai pour préparer leur défense. Accordé, mais ils attendront l’audience en détention. Retour devant le juge programmé le vendredi 7 août.













