Samedi 20 juin 2026, 12 h 30, sur le pas d’une porte à Cazères (Haute-Garonne), une simple invitation à boire une bière vire au guet-apens. Un molosse connu pour son agressivité se jette sur Mickaël, 49 ans. Face à l’inertie du propriétaire, la victime roue l’animal de coups pour survivre. Un déchaînement de violence dont la victime n’est pas sortie indemne. Il nous raconte l’attaque.
Une violente attaque de chien s’est produite samedi dernier à 12 h 30 sur la commune de Cazères, en Haute-Garonne. Alité depuis l’agression, la victime, Mickaël, un homme de 49 ans sans emploi, a tenu à témoigner de la violence et de la soudaineté de l’attaque. Déjà handicapé par des problèmes de santé, notamment une hernie discale et une sciatique, le quadragénaire a été blessé au bras ainsi qu’au pied. Le médecin a diagnostiqué quinze jours d’incapacité totale de travail (ITT). Cloué au lit au deuxième étage de son logement, il ne peut plus se déplacer.
L’inertie du propriétaire face à la fureur de l’animal
Soucieux de la fiabilité de son récit, il s’excuse même au moment de raconter : « J’ai pris des médicaments contre la douleur… » Selon lui, le propriétaire du chien n’est pas son ami, mais une simple connaissance. « Nous écoutions un accordéoniste et nous avons discuté ; il m’a invité à boire une bière chez lui », se rappelle-t-il. Alors qu’ils se trouvent sur le pas de la porte, cette dernière s’ouvre. « Le molosse a déboulé et m’a sauté dessus », raconte-t-il.
L’animal a immédiatement mordu Mickaël au pied, puis au bras. Son hôte, sidéré, ne réagit pas : « Il était en panique. » Pour survivre face au molosse en furie, la victime a assommé le chien en lui assénant une dizaine de coups de poing au niveau des yeux : « Je me suis rendu compte que ce n’était pas possible de le faire lâcher. » L’animal recule finalement, mais revient à l’attaque. Rebelote. Une pluie de coups sur le pitbull. « C’était vraiment l’instinct de survie, l’adrénaline fait faire des choses incroyables. » Blessé, Mickaël est finalement sorti dans la rue pour demander à une passante de contacter les secours : « Je ne savais pas si mon artère était touchée, mon pied était très abîmé. »
Une plainte déposée, le chien en fourrière
Le molosse impliqué était déjà identifié comme un animal agressif. Le quadrupède avait mordu deux fois sans raison auparavant. Une précédente victime se serait même fait enlever une partie du mollet. Le chien a été immédiatement placé en fourrière. Une plainte a été déposée par Mickaël. Évoquant la violence de l’attaque, la victime déclare avoir vécu cette scène « comme un guet-apens ».













