Fruit star de l’été chez les consommateurs, le melon, lequel est réellement un légume sucré de la famille des cucurbitacées, réserve bein des surprises sur les étals toulousains : les plus chers ne sont pas toujours les plus mûrs ni les plus parfumés. Le meilleur rapport qualité-prix se déniche, lui, souvent sur les marchés, pour quelques euros à peine. Des marchés jusqu’aux magasins bio en passant par les supermarchés, nous avons comparé les melons vendus à Toulouse : de 0,99 € à 6,50 € la pièce.
Comment savoir si un melon est mûr ? Premier réflexe : l’écorce, qui doit céder légèrement sous le doigt, ne doit jamais rester dure. Deuxième indice : le parfum qui s’en dégage doit être sucré et prononcé. Enfin, à maturité, le pédoncule « déhiscent » doit pouvoir se décoller facilement, signe qu’il est prêt à être mangé, selon plusieurs marchands toulousains.
Sur les marchés, le bon réflexe au meilleur prix
Sur les marchés se trouvent les meilleures affaires. Au marché Cristal, les prix vont de 0,80 € à 5,99 € la pièce. Le meilleur rapport qualité-prix s’y déniche autour de 1,50 € à 2 € : plusieurs marchands proposent des melons charentais de gros calibres et bien parfumés à écorce souple, d’origine française ou espagnole. Un autre, à 2 €, mise sur l’écorce souple et le parfum sucré. Un troisième vend deux melons espagnols pour 3,50 €, écorce souple également. À l’inverse, certains melons dits « extra sucrés » à 1,80 € n’ont pas plus de goût, et un melon « premier choix » de Philibon grimpe à 6,80 € le kilo, avec une écorce restée dure. Les plus chers ne sont pas forcément les plus mûrs ni les meilleurs.

Au marché des Carmes, les prix grimpent de 3,80 € à 5,90 €. Chez David, un melon charentais à 5,90 € se distingue par son parfum et son pédoncule craquelant. Chez Dédé et Christel, un melon à 3,80 €, gros calibre et écorce souple, tire son épingle du jeu, là où chez Maylis, à 5 €, le fruit reste ferme et mérite plus de couleur avant de mûrir.
Au marché Victor Hugo, compter de 3,80 € à 5,95 €. Chez Momo, un melon du Val de Sérigny à écorce souple coûte 4,60 €. Chez les Primeurs bio, le melon charentais bio se vend 5,90 €, jugé « bon cru » par le vendeur, même s’il confie que « la bonne récolte dépend des années et des productions ». Chez Mimi, un melon charentais de l’Aude à 3,90 €, bien coloré, reste une valeur sûre, alors qu’Au Petit Paradis, à 4,95 €, l’écorce reste dure et le parfum trop discret. Le marché Saint-Cyprien propose des melons de gros calibre de 3,90 € à 5,90 € selon l’origine.
En supermarché, des écarts surprenants
Le Lidl de la rue Bayard affiche les prix les plus bas, de 0,99 € à 4,99 € le kilo. D’ailleurs, faire attention à certains melons charentais vendus par l’enseigne allemande et par Aldi, qui ont récemment été rappelés en raison d’une présence trop forte de pesticides, selon nos confrères du Figaro. Mieux vaut viser le melon charentais à 1,49 € la pièce, écorce souple et bien jaune, ou le melon de variété galia à 2,49 € le kilo, catégorie 1. Chez Carrefour Saint-Georges, un melon produit à Bénac dans le Tarn-et-Garonne s’équilibre à 2,99 €. Sa peau est souple, son parfum très prononcé. Il s’agit d’un bon rapport qualité-prix. Même verdict chez Carrefour Jeanne-d’Arc : à 2,99 €, le melon espagnol se dote d’un parfum sucré et d’une présence trop faible en rayon.
À l’inverse, chez Intermarché Express Saint-Georges ou Monoprix Alsace-Lorraine, les melons charentais grimpent, respectivement, à 3,99 € ou 4,49 €, parfois sans parfum. Au Carrefour City de Saint-Cyprien, deux melons espagnols à 2,70 € et 3,30 € restent trop durs. Enfin, comme les derniers matchs de football entre la France et l’Espagne, le melon espagnol à 2,59 € de l’Intermarché boulevard de Strasbourg s’impose en meilleur rapport qualité-prix que son voisin français à 3,99 €, dépourvu de parfum.
Le prix fort dans les magasins bio, pas toujours la maturité
Les magasins bio et primeurs affichent les tarifs les plus élevés, sans toujours plus de maturité. Chez Biocoop des allées Jean-Jaurès, un melon charentais coûte 4,85 €, mais reste dur et sans le moindre parfum, similairement au melon du magasin Ferme Attitude à Saint-Cyprien (4,90 €).
Chez Bio c’Bon aux Carmes, le melon de la même variété est trop ferme pour 3,99 €. Chez la Dispute aux Oiseaux, compter jusqu’à 6,50 € pour un melon galia bien souple ou un melon canari bio, qui reste dur malgré son prix élevé. Le dur charentais s’y trouvera à 5 €.










