EXCLUSIF. Une intervention pour une rixe mardi soir à Toulouse a entraîné l’arrestation de deux hommes. Pas pour les violences, mais pour leur comportement et surtout la découverte de plusieurs cartes bancaires d’origine très douteuse. Une forte somme en liquide a accru les soupçons des policiers. Explications.
L’appel sur le numéro d’urgence de la police, mardi soir peu avant 21 heures, alertait à propos « d’une rixe violente entre plusieurs individus ». Une bagarre dans le nord de Toulouse qui nécessitait une intervention rapide. Les policiers de la BST Nord n’ont pas traîné mais sont arrivés sur place après la distribution de gifles.
Pas d’adeptes de la violence visibles mais deux garçons que l’arrivée de la police n’a pas vraiment ravis. L’un d’eux a tenté de s’éclipser, se débarrassant dans sa marche forcée de plusieurs éléments. Des stupéfiants ? Classique dans ce secteur mais en réalité, ce jeune garçon vite interpellé pour « contrôle » venait de se débarrasser de plusieurs cartes bancaires.
Une carte bancaire venait d’être dérobée
Et curieusement, l’autre individu présent a tenté d’intervenir pour éloigner discrètement les pièces à conviction. Opération inutile mais qui a entraîné une « palpation de sécurité ». Et là, surprise, dans les poches de ce jeune homme, 1 100 euros. Belle somme avant de prendre la direction des vacances.
À l’heure des explications, les suspects sont restés très évasifs. Est-il utile de préciser que les cartes bancaires ne portaient pas leur nom ? « L’une d’elles avait été dérobée dans l’après-midi dans le cadre d’une escroquerie au faux conseiller bancaire », glisse un policier. Une méthode trop connue qui cherche à mettre en confiance la victime pour l’obliger à donner sa carte bancaire, et son code, à un faux conseiller bancaire.
Cette arnaque, redoutable, a donc permis de récupérer mardi un moyen de paiement immédiatement utilisé pour aller retirer de l’argent. Il est probable que les autres cartes ont été récupérées de manière identique. Les deux escrocs supposés ont été placés en garde à vue. L’un d’eux est mineur, âgé de seulement 16 ans. Avec son complice, jeune majeur, pas certain qu’ils se montrent très précis sur les ressorts de leur arnaque.













