Élue Miss Toulouse au printemps, Carla Rachail a franchi une nouvelle étape en décrochant samedi soir la couronne de Miss Midi-Pyrénées 2026. À 23 ans, cette ancienne joueuse du Stade Toulousain, originaire de Valence-d’Agen et lauréate du concours de sous-officier de gendarmerie, se tourne désormais vers Miss France. Entretien.
Au lendemain de son sacre, l’émotion est encore bien présente. Soutenue samedi soir par sa famille et ses amis, Carla Rachail assure ne pas s’être attendue à entendre son nom au terme de l’élection. Désormais tournée vers Miss France, la jeune femme compte bien y emmener avec elle ce parcours singulier, entre rugby, concours de Miss et bientôt la gendarmerie.
Qu’avez-vous ressenti lorsque votre nom a été annoncé ?
Le top 5, c’était déjà assez magique. Au fur et à mesure que les filles étaient appelées pour récupérer les différentes écharpes, je me suis dit qu’il ne restait plus que deux personnes. J’avais plein d’émotions qui me venaient. J’entendais ma famille me soutenir et ça m’a beaucoup émue. Et puis, à la fin, je ne m’y attendais pas. Toute ma famille et mes amis étaient là. Ce soutien énorme m’a portée.

Vous aviez pourtant abordé cette élection pour la gagner ?
Bien sûr que j’avais envie de gagner. Mais ce que je retiens en premier, c’est toute la bonne énergie et le bel état d’esprit. Nous avions passé quatre jours ensemble avant le show pour nous préparer. On a tellement profité, tellement ri, qu’on n’avait pas envie que ça se termine.
Vous êtes originaire de Valence-d’Agen avant d’avoir rejoint Toulouse. Vous vous sentez aujourd’hui Midi-Pyrénéenne ?
Complètement ! Je suis une petite fille de sa région qui aime découvrir et qui a soif de repousser ses limites. Quand je suis partie de chez mes parents, j’avais cette envie de changement, de faire autre chose. Aujourd’hui, je peux dire que je suis des deux, de tout finalement, un peu partout.
Vous avez joué sept ans au Stade Toulousain. Comment passe-t-on des terrains de rugby aux concours de Miss ?
J’ai toujours été assez coquette, je me maquillais quand je jouais ! Donc passer des talons aux crampons, c’était déjà le cas dans la vie de tous les jours. Le rugby m’a énormément apporté en autonomie, en rigueur et en résilience. Je me suis blessée deux fois, je n’ai pas abandonné, j’ai recommencé. J’ai toujours voulu continuer et me surpasser. Et le rugby est devenu une deuxième famille, j’y ai rencontré mes meilleurs amis.
Vous souhaitez profiter de Miss France pour « casser les stéréotypes ». Pourquoi ?
C’est vraiment quelque chose que j’ai vécu. Ce sera la cause que je souhaiterais défendre à Miss France : casser les stéréotypes sur la femme d’aujourd’hui. Elle a le droit d’être ambitieuse tout en faisant un sport considéré comme masculin ou un métier considéré comme masculin. Il n’y a pas de cases.
Un métier « masculin » comme celui de gendarme, que vous souhaitez exercer…
J’ai obtenu mon concours de sous-officier début juillet. Je dois maintenant intégrer une école de gendarmerie. J’ai toujours aimé la rigueur et j’ai toujours eu ce sens d’aider. Ça m’attire depuis que je suis au lycée et ça ne m’est jamais sorti de la tête. Alors je pense qu’il faut que j’y aille pour voir.
Et désormais, Miss France. Sur quoi allez-vous devoir travailler ?
Je pense qu’il y a tout à travailler dans ce genre de concours pour se perfectionner. Pour moi, je pense que ça va être la danse.
Vous pensez déjà à la victoire ?
C’est trop tôt. Je ne réalise même pas ce qui m’arrive !














