À Toulouse, conduire ou se garer demande plus d’attention qu’on ne le croit. Entre la généralisation du 30 km/h, les règles complexes du stationnement payant, la ZFE et les voies réservées, les occasions de se retrouver avec un procès-verbal sont nombreuses. Tour d’horizon des erreurs les plus fréquentes, et souvent les plus coûteuses.
1. Dépasser la durée de stationnement en zone payante
C’est l’infraction la plus répandue à Toulouse. Le forfait post-stationnement (FPS) est fixé à 30 euros dans la ville rose depuis la réforme de 2018, ce qui représente une hausse de près de 75 % par rapport aux anciens PV à 17 euros. Ce qui piège le plus les automobilistes, c’est le système de majoration tarifaire : en zone jaune (centre-ville), la durée maximale est de 2h30, et passer une demi-heure de plus coûte instantanément la somme plafond de 30 euros, peu importe que vous n’ayez payé que quelques minutes.
Les zones orange, rouge et verte obéissent aux mêmes règles, avec des durées maximales différentes selon les secteurs. Le FPS majoré, lui, grimpe à 80 euros en cas de non-règlement dans les délais.
2. Rouler à plus de 30 km/h sur la majorité des voies
Depuis 2021, la vitesse est limitée à 30 km/h sur environ 85 % du réseau viaire de Toulouse, à l’exception de quelques grands axes structurants. C’est une règle que beaucoup d’automobilistes appliquent encore trop approximativement, surtout dans des rues qui ressemblent visuellement à des voies rapides.
Un excès compris entre 5 et 20 km/h au-dessus de la limite expose à 68 euros d’amende et un point en moins. Dès 20 km/h de dépassement, l’amende passe à 135 euros et 2 points retirés. Des zones de rencontre dans l’hypercentre imposent même une limite à 20 km/h.
3. Circuler sans vignette Crit’Air dans la ZFE
La Zone à Faibles Émissions de Toulouse couvre l’intérieur de la rocade ainsi qu’une portion de Colomiers et Tournefeuille, soit 72 km². Depuis le 1er janvier 2023, les véhicules Crit’Air 4, Crit’Air 5 et non classés sont interdits de circulation dans ce périmètre. Rouler sans vignette, ou avec une vignette correspondant à une catégorie interdite, expose à 68 euros d’amende pour les voitures et deux-roues, sans retrait de points.
La bonne nouvelle : Toulouse a assoupli son calendrier initial et ne prévoit pas d’interdire les Crit’Air 3 dans l’immédiat, contrairement à certaines autres métropoles françaises.
4. Emprunter une voie réservée aux bus ou aux vélos
Le réseau Tisséo s’est considérablement densifié, et avec lui les couloirs de bus et les pistes cyclables protégées. Couper une voie de bus, même brièvement, ou circuler sur une piste cyclable constituent des infractions verbalisées de plus en plus fréquemment à Toulouse.
L’amende forfaitaire pour circulation dans une voie réservée est de 135 euros. Les sas vélos, ces zones devant les feux rouge réservées aux cyclistes, sont également concernés : les franchir au volant est passible de la même sanction, avec en plus un retrait de 4 points.
5. Franchir une ligne blanche continue
C’est l’une des infractions les plus verbalisées sur la rocade et les pénétrantes toulousaines. Dépasser ou changer de file en franchissant une ligne blanche continue est sanctionné de 135 euros et d’un retrait de point. Sur certains tronçons à fort trafic, notamment en entrée de ville sur l’A61 ou l’A62, les contrôles sont réguliers, car ce type de manœuvre est directement lié aux accidents les plus graves.
6. Utiliser son téléphone au volant ou rouler sans ceinture
Ces deux infractions restent parmi les premières causes de verbalisation à Toulouse comme partout en France, précisément parce qu’elles sont visibles et faciles à constater lors d’un contrôle ou même par caméra.
L’usage du téléphone tenu en main coûte 135 euros et 3 points. La ceinture non bouclée, pour le conducteur ou les passagers, entraîne une amende de 135 euros par personne concernée, sans retrait de point pour les passagers (le conducteur, lui, se verra retirer 3 points).
7. Se garer sur un emplacement réservé ou sur un trottoir
Le stationnement gênant reste une source constante de PV dans l’hypercentre toulousain. Se garer sur un emplacement réservé PMR expose à 135 euros d’amende, et l’immobilisation du véhicule peut suivre. Stationner sur un trottoir, même partiellement, est également sanctionné, avec des montants qui varient selon le degré de gêne occasionné.
Dans certains secteurs de Toulouse, des agents verbalisateurs à pied contrôlent quotidiennement les emplacements, d’autant que la ville a multiplié les zones résidentielles à macaron où les non-résidents ne peuvent stationner sans ticket.












