Cinq nouveaux pensionnaires ont vu le jour au zoo African Safari, à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse. Nées il y a un mois, les jeunes loutres d’Asie ont franchi, en cette fin juillet, une étape importante de leur développement avec leur identification et leur puçage, une procédure indispensable pour le suivi de cette espèce protégée. Nous avons assisté à cette opération, réalisée à l’abri des regards.
Alors que les vacances estivales battent leur plein, le zoo African Safari à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse, ne désemplit pas. Si les visiteurs viennent admirer les éléphantes, les lions ou encore les otaries, une autre espèce attire particulièrement les regards cet été : les loutres d’Asie. Il y a un peu plus d’un mois, cinq petits sont nés au sein du groupe familial. En ce mardi 28 juillet, une étape essentielle de leur vie s’est déroulée : leur identification et leur puçage.
Deux mâles et une femelle identifiés
Ce mardi matin, une petite équipe de soigneurs et de vétérinaires s’est retrouvée devant l’enclos des loutres. À l’abri des regards, dans un petit cabanon, les professionnels ont isolé trois des cinq loutrons nés le 9 juin dernier. « Il n’y en a que trois, les deux autres sont cachés derrière la cascade de l’enclos », sourit Lucie Mouveaux, vétérinaire du parc depuis septembre dernier. À un mois et demi, le moment est idéal pour procéder à cette identification. « Pendant la reproduction et les premières semaines de vie, nous laissons les loutres totalement tranquilles. Les petits sont élevés au sein du groupe familial et les adultes s’en occupent. À cet âge, ils commencent à ouvrir les yeux, à marcher et sont suffisamment robustes pour être manipulés quelques minutes », explique-t-elle.
Le soigneur enfile alors des gants et des bouchons d’oreilles, les cris des jeunes pouvant être particulièrement stridents et les morsures fréquentes. Il saisit délicatement un premier loutron et le présente à la vétérinaire. « C’est un mâle », constate-t-il.
Lucie Mouveaux procède alors au puçage. « J’insère une aiguille sous la peau, au niveau du cou, j’injecte la puce électronique puis je vérifie à l’aide d’un lecteur qu’elle est bien en place ». Le deuxième petit est lui aussi un mâle. « Il est très silencieux, ce n’est pas habituel mais pas alarmant », remarque le soigneur. Quant au troisième, il s’agit d’une femelle.

Une étape obligatoire
Cette identification est loin d’être anodine. Comme pour les chiens ou les chats, le puçage est une procédure obligatoire. « C’est important pour notre suivi, mais aussi au niveau européen. Les loutres d’Asie sont une espèce protégée et cette puce les accompagnera toute leur vie », précise la vétérinaire.
Car rien ne garantit que ces cinq petits grandiront ici. Les reproductions sont coordonnées à l’échelle européenne dans le cadre d’un programme de conservation. Ils pourront donc être transférés dans d’autres zoos afin de constituer de nouveaux couples reproducteurs.
Ces naissances sont d’ailleurs assez rares. « Nous avions déjà eu une portée l’an dernier, mais à l’échelle européenne, il n’y a qu’environ 1 300 loutres d’Asie », souligne Lucie Mouveaux.
Les visiteurs vont choisir leurs prénoms
Reste désormais une mission de taille : trouver un prénom à chacun des cinq loutrons. Et cette année, le zoo a décidé d’associer son public à cette étape.
Sur son compte Instagram, African Safari propose à ses abonnés de départager deux prénoms pour chacun des nouveau-nés. Les internautes ont ainsi quelques jours pour voter et baptiser les cinq nouveaux pensionnaires du parc !













