Métro, Téléo, tramway… Cet été, les travaux se multiplient sur le réseau Tisséo et perturbent le quotidien de milliers de voyageurs toulousains. Alors que la ligne B est partiellement interrompue jusqu’à la fin du mois d’août et que Téléo est à l’arrêt pour sa maintenance annuelle, les usagers doivent composer avec des navettes de remplacement, des trajets plus longs et une fréquence moins soutenue.
Arrêt partiel de la ligne B du métro, rames plus courtes sur la ligne A, interruption de Téléo et du tramway… Cet été, les travaux sur le réseau Tisséo se multiplient et ne font pas le bonheur de tous les voyageurs. Si le tramway a depuis repris du service et que les rames plus courtes de la ligne A commencent à être acceptées, de nouvelles perturbations viennent désormais compliquer le quotidien des Toulousains en ce début du mois d’août.
Deux moyens de transport à l’arrêt
En ce mois d’août, ce ne sont pas un, mais deux moyens de transport toulousains qui sont indisponibles. La ligne B du métro est partiellement interrompue entre Saint-Michel et Ramonville jusqu’au 30 août, tandis que Téléo, le téléphérique urbain, est entièrement à l’arrêt jusqu’au 16 août.
Ces interruptions sont dues, respectivement, aux travaux de prolongement de la ligne B jusqu’à Labège et à la maintenance annuelle de Téléo. Des opérations indispensables et programmées pendant l’été, période où la fréquentation du réseau est moins importante. Alors pour limiter les désagréments, Tisséo a mis en place des navettes de substitution. Une solution qui ne convainc toutefois pas tous les usagers.
Des trajets rallongés et une fréquence moins élevée
« Le bus ne passe que toutes les huit minutes, contre toutes les deux ou trois minutes pour le métro. Et le trajet est beaucoup plus long. Le métro est direct », raconte Sonia, rencontrée à la station Palais de Justice en attendant sa navette. Quelques instants plus tard, un bus arrive et se vide de ses passagers. « C’était bondé », souffle une famille chargée de valises. « On est en vacances et ce n’est pas très pratique pour se déplacer. Mais on fait avec », explique la mère de famille. Une autre navette arrive presque aussitôt, mais reste quelques minutes à quai avant de repartir.
Pour Eugénie aussi, ces perturbations compliquent le quotidien. « Je dois faire tout un micmac pour aller voir mon mari hospitalisé à Rangueil. Je prends la navette directe, ou le bus 44 selon celui qui arrive en premier, jusqu’à Paul-Sabatier, puis une autre navette jusqu’à l’hôpital. Au fil des semaines, je m’y suis habituée, mais il y a plus simple, surtout quand on n’a pas le permis ».
Des adaptations auxquelles les usagers devront encore se plier plusieurs semaines avant un retour progressif à la normale sur l’ensemble du réseau Tisséo.










