À Fleury-Mérogis, le maire Yahaya Soukouna a instauré un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés du jusqu’au 31 août prochain. Cette mesure, limitée à plusieurs secteurs de la commune entre 23h et 6h, intervient après deux rixes survenues en juillet dernier.
À Fleury-Mérogis, la Municipalité a choisi de prendre une mesure exceptionnelle face aux tensions enregistrées ces dernières semaines. Par un arrêté, signé le 23 juillet dernier, le maire Yahaya Soukouna instaure temporairement une restriction de circulation nocturne, autrement dit un couvre-feu, pour les mineurs non accompagnés dans plusieurs secteurs de la commune.
Le dispositif, applicable jusqu’au 31 août prochain, interdit ainsi aux mineurs circulant sans leurs parents (ou représentant légal) de se déplacer dans certaines zones, entre 23h et 6h du matin. Une décision qui intervient après deux rixes survenues au début du mois de juillet et qui ont conduit la mairie à renforcer son action en matière de prévention et de tranquillité publique.
Deux rixes en quelques jours à l’origine du couvre-feu
Le premier incident est intervenu le 7 juillet dernier, en début de soirée, rue Aimé-Césaire. D’après les éléments figurant dans l’arrêté municipal, plusieurs jeunes, originaires de Fleury-Mérogis et de Sainte-Geneviève-des-Bois ont été impliqués dans une violente altercation. Certains participants auraient été équipés de mortiers d’artifice et de barres de fer.
Quelques jours plus tard, dans la nuit du 11 au 12 juillet, un nouvel affrontement a éclaté, cette fois dans le secteur de la rue Rosa Parks. La Mairie fait état de la présence de jeunes issus des deux mêmes communes et évoque l’utilisation présumée de battes de baseball et de barres métalliques. Cette seconde rixe a également entraîné des dommages matériels, avec cinq véhicules stationnés sur la voie publique dégradés.
À la suite de ces événements, la commune a décidé d’agir sur les horaires et les secteurs considérés comme les plus concernés. Dans son arrêté, le maire rappelle qu’il dispose de pouvoirs de police administrative lui permettant d’adopter des mesures temporaires lorsqu’elles sont nécessaires au maintien de la sécurité et de la tranquillité publiques.
Un périmètre limité à plusieurs secteurs de Fleury-Mérogis
La restriction ne s’applique pas à l’ensemble du territoire communal. Elle concerne uniquement certains espaces publics identifiés par la Mairie, à savoir les rues Rosa Parks, Aimé-Césaire, André-Malraux, Jacques-Decour et du Conseil National de la Résistance, ainsi que les places du 8 Mai 1945, celle de la Mérantaise et le parvis de la salle Louis-Daquin.
La Municipalité insiste sur le caractère temporaire et ciblé de cette mesure. Elle pourra d’ailleurs être levée avant le 31 août si l’évolution de la situation le permet. Dans l’arrêté municipal, Yahaya Soukouna indique que cette décision doit permettre « de contribuer à la protection de ces mineurs » tout en cherchant à « prévenir les troubles à l’ordre public qu’ils sont susceptibles de provoquer ou de subir ».
En cas de non-respect de cette interdiction, les mineurs concernés pourront être raccompagnés à leur domicile ou, à défaut, conduits à la brigade de gendarmerie de Bondoufle. Les autorités compétentes devront également informer le procureur de la République lorsque les faits constatés sont susceptibles de donner lieu à des poursuites.














