Boxeuse professionnelle et artiste-peintre, Odélia Ben Ephraim présente à Toulouse son exposition « Dualité », une série de toiles inspirées par les contrastes du ring, entre violence et douceur, victoire et défaite, féminin et masculin. Certaines œuvres ont même été réalisées avec son propre sang.
Elle est à la fois boxeuse professionnelle et artiste-peintre, Odélia Ben Ephraim exposera dans la cour de l’hôtel « La Villa du Taur » à partir de jeudi 10 septembre. L’exposition, qui a déjà été dévoilée dans une salle de boxe à Paris en mars dernier, se dévoile cette fois-ci à Toulouse.
Intitulée « Dualité », elle rassemble des peintures qui traitent de « la dualité sous toutes ses formes ». « C’est avant tout une exposition sur le sport que je pratique depuis presque 17 ans, la boxe anglaise, précise Odélia. J’utilise la peinture comme un moyen pour exprimer toutes les dualités qu’on rencontre à travers la boxe : la victoire versus la défaite, le duel en lui-même entre les deux boxeurs qui s’affrontent sur le ring, le contraste entre le féminin et le masculin (être une femme dans un sport connoté masculin), le feu sur le ring opposé au calme et à la solitude du vestiaire. »
L’exposition se compose de plusieurs peintures, du petit flash style tatouage à des toiles de deux mètres de haut. « J’ai mes histoires longues : les grands tableaux où il y a beaucoup à raconter, qui expriment quelque chose d’important pour moi, et mes histoires courtes, des expérimentations, des choses parfois plus légères, que j’exprime plus rapidement. »
Une manière de créer bien à elle
Entre les tableaux, on retrouve également des objets liés à la boxe comme un sac de frappe customisé, des gants de boxe peints, fleuris. « J’essaie de jouer avec des choses féminines, douces, comme des fleurs. » Cette dualité se retrouve au cœur des illustrations mais aussi dans la manière de créer. Odélia trempe ses gants dans la peinture et frappe la toile.
Elle va encore plus loin dans l’investissement physique puisqu’une dizaine de toiles ont même été peintes avec son sang. « Un ami infirmier me faisait les prises de sang et je gardais les tubes que je versais dans un bol et je peignais avec. » Rendez-vous jeudi pour découvrir cet univers singulier, qui mêle violence et douceur, sport de combat et esthétique.













