Rouge, jaune, vert et bleu. Voici les quatre couleurs qui composent la Polo Arlequin de Cédric à Castelginest (Haute-Garonne). Cette voiture, ce Toulousain en rêve depuis l’âge de neuf ans. Il est enfin devenu propriétaire de la sienne il y a cinq ans. Depuis, il voit la vie en couleurs et n’a pas hésité à pousser le concept encore plus loin. On vous raconte l’histoire de sa voiture bariolée devenue objet de collection.
Impossible de passer à côté de la Polo Arlequin sans la voir. À quelques centaines de mètres, la voiture de Cédric est déjà bien reconnaissable. Cette édition a été développée en 1995 avec un concept unique : des pièces des quatre couleurs de base (jaune, rouge, verte et bleue) ont été mélangées pour créer quatre versions de Polo multicolores. Il n’en existe que 3 800 exemplaires dans le monde. Cédric n’est pas peu fier d’être propriétaire de l’une d’elles, montée sur une base rouge. Une version 1,4 L, 60 ch de 1996. « Ce que j’aime par-dessus tout, c’est qu’elle est originale. Aujourd’hui, on ne voit que des voitures grises, noires, blanches, c’est fade », déplore-t-il.

Un rêve depuis son enfance
Le Toulousain est un passionné d’automobile, il est d’ailleurs moniteur d’auto-école. Mais son attrait pour la Polo Arlequin remonte à sa plus tendre enfance. Lorsqu’il est en vacances avec ses grands-parents à Narbonne-Plage (11), il remarque cette voiture, pour le moins originale, stationnée un peu plus loin. « Je m’amusais à reconnaître les modèles et celle-ci, je ne l’avais jamais vue. J’ai couru pour l’observer et à partir de là, j’en ai voulu une », raconte-t-il. Le garçon, alors âgé de neuf ans, n’a jamais laissé tomber son rêve de détenir sa propre Polo Arlequin. C’est maintenant chose faite. Comme un clin d’œil au petit garçon admiratif qu’il était, il confie : « La réaction que je préfère face à ma voiture, c’est celle des enfants, ils sont spontanés, curieux et ne jugent pas contrairement aux adultes. »
5 ans de recherches pour dénicher la bonne
Devenir propriétaire d’une Polo Arlequin n’a rien d’une quête facile. Il y a 10 ans, Cédric s’est mis en tête de rechercher activement ce modèle. « J’avais mis des alertes, mais je tombais soit sur des fausses, soit elles n’étaient pas réellement d’origine. Ce n’est pas ce que je voulais », explique-t-il. Finalement, il la repère grâce à son look, derrière une Twingo mise en ligne par un garage. Sans hésiter, il contacte l’établissement, mais mauvaise surprise… la Polo n’est pas à vendre. Quelque temps plus tard, un appel vient le surprendre : « Il avait changé d’avis et voulait me vendre la Polo », raconte-t-il. Voici comment Cédric est devenu propriétaire de son petit bijou multicolore il y a cinq ans, pour un prix de 3 500 €. « Elle cote à 6 000 € aujourd’hui », ajoute-t-il. Il utilise désormais cette voiture pour les balades du dimanche et pour les rassemblements automobiles. Le passionné de voitures a d’ailleurs un compte Instagram entièrement dédié à ses bolides.
« Je veux pousser le délire jusqu’au bout »
Il faut croire que la Polo Arlequin n’était pas suffisamment colorée pour Cédric. En faisant le tour de son véhicule, impossible de passer à côté des petits détails rajoutés. « Je veux pousser le délire jusqu’au bout », rigole-t-il tout en présentant son arbre magique bricolé par ses soins, aux quatre couleurs de l’édition Arlequin. « J’ai pris un sapin classique rouge, jaune, bleu et vert, et j’en ai créé une version multicolore », explique-t-il. Les bouchons de valves ont été remplacés par des briques de Lego. Sans surprise, chaque roue arbore une des quatre couleurs. À l’intérieur, Cédric a fait peindre l’extincteur en version Arlequin et espère restaurer le volant bleu, comme à l’origine. Pour « pimper » sa Polo, il n’hésite pas à mettre le prix. « J’ai dépensé 200 € pour changer les feux arrière et les mettre en bleu », explique-t-il. En conduisant sa voiture, les réactions sont toujours présentes : « Les gens se retournent et en parlent. Ils l’appellent voiture de clown, par exemple. Mais je la voulais pour faire réagir les gens, que ce soit en bien ou non », confie-t-il. Attention, une voiture atypique crée parfois des situations cocasses. « Une dame s’est mise dans le fossé car elle s’est retournée pour regarder ma Polo », raconte Cédric. En tout cas le pari est réussi, rares sont les personnes qui passent à côté sans la remarquer.
















