Après quatre ans de fermeture, le musée Georges-Labit franchit une étape décisive. La Ville de Toulouse s’est en effet engagée ce mardi soir à inscrire 4 millions d’euros à son prochain plan d’investissement pour relancer la rénovation de la villa néo-mauresque, dont le chantier est estimé à 8,6 millions d’euros. Reste désormais à trouver les financements complémentaires pour permettre sa réouverture.
Après plus de quatre ans de fermeture, le musée Georges-Labit tient enfin une première promesse. Mardi soir, dans la salle des Illustres du Capitole, le maire de Toulouse Jean-luc Moudenc s’est engagé à inscrire 4 millions d’euros pour sa rénovation, dans le prochain plan pluriannuel d’investissement (PPI) de la municipalité. Une annonce très attendue par l’Association des Amis du musée, qui réclame depuis plusieurs années que le chantier de cette villa néo-mauresque soit véritablement engagé.
Mais le chemin est encore long. Le coût du projet est aujourd’hui estimé à 8,6 millions d’euros. Les 4 millions promis par la Ville devront donc être complétés par d’autres financeurs. « Il faudra que d’autres partenaires s’investissent », confirme Eric Jean-François, élu en charge des musées. L’objectif est donc de solliciter à la fois l’État, la Région, le Département mais aussi de faire appel au mécénat.
Cette enveloppe municipale doit être inscrite au PPI de la mandature 2027-2032, qui sera voté au printemps prochain. « La réouverture, bien sûr, c’est l’objectif. Et cet objectif n’est pas remis en cause », assure l’élu. Mais avant de lancer les travaux, plusieurs étapes attendent encore le musée : la rédaction du projet scientifique et culturel (PSC), qui permettra de préciser le projet et d’affiner son coût, puis le montage financier, les études et, enfin, le chantier.
« J’ai du mal à réaliser »
Pour Josiane Clergue-Pomarède, présidente de l’Association des Amis du musée Georges-Labit, l’annonce est synonyme d’un nouveau départ. « J’ai du mal à réaliser », reconnaît-elle, après avoir directement interpellé Jean-Luc Moudenc, mardi soir, pour lui demander de confirmer sa volonté politique de « sauver le musée ».
La réponse a été claire : les 4 millions seront inscrits au PPI. « C’est le pied à l’étrier, reconnaît-elle. Déjà, avoir cet espoir nous permettra de remobiliser les troupes pour aller chercher du mécénat. C’est avec les petits ruisseaux qu’on fait les grandes rivières. Ça sera difficile, ne nous leurrons pas. Mais l’engagement de la Ville change la donne. »
Le bâtiment, construit en 1893, avait fermé ses portes à l’été 2022, après la canicule. Des examens avaient alors mis au jour des fragilités sur des poutres porteuses ainsi que des fissures au sol, faisant craindre pour la solidité du plancher. Depuis, la villa est régulièrement surveillée par les équipes du musée. Un arbre tombé sur son toit, à la fin de l’hiver dernier, avait entraîné des travaux de bâchage.
Les collections voyagent
Pendant que le bâtiment attend sa rénovation, le musée, lui, continue de vivre. En témoigne l’exposition « L’Asie en héritage », qui présente actuellement 166 chefs-d’œuvre du musée Labit au musée Massey de Tarbes.












