Une retraitée Toulousaine affirme avoir subi d’importants dégâts après avoir confié l’installation de panneaux photovoltaïques à son voisin K.M. Infiltrations, plafond effondré, expertises à répétition… Plus d’un an après, les panneaux démontés sont toujours entreposés dans son jardin.
Cela fait plusieurs années que nous relatons les déboires de clients de K.M., installateur de panneaux photovoltaïques à Toulouse. Installations inachevées ou défectueuses, chèques encaissés sans travaux réalisés, malfaçons… Les témoignages se succèdent, tandis que les procédures judiciaires peinent à aboutir.
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Il y a quelques jours, nous revenions sur la colère de ces clients, dont certains attendent toujours réparation. À l’image de Pascal Pelique, qui a déboursé 20 000 euros pour une installation qui n’a jamais fonctionné et dont l’enquête a été clôturée en début d’année « faute de preuves ».
À la suite de cette publication, un courrier anonyme nous a signalé le cas d’une autre habitante du quartier Borderouge, à Toulouse, qui affirme avoir subi d’importants préjudices après avoir fait appel à cet installateur. Nous sommes partis à sa rencontre. Marie (prénom d’emprunt), une retraitée, habite à quelques mètres de chez K.M.
En une semaine, les panneaux sont installés
À l’été 2024, à la suite d’un problème d’arrosage, l’un de ses voisins la met en relation avec l’installateur de panneaux solaires. « Il est venu, a regardé, et on a fini par discuter des panneaux photovoltaïques. »
Cela fait quelque temps que la retraitée envisage d’en faire poser. « Je voulais faire les choses dans les règles, donc je me suis renseignée sur les entreprises du coin et j’ai demandé plusieurs devis. À chaque fois, je vérifiais bien qu’elles avaient la garantie décennale et le label RGE (reconnu garant de l’environnement), parce que c’est essentiel. »
Par l’intermédiaire de sa société, La Solaire de France, K.M. lui propose un devis de 5 000 euros, d’un montant bien inférieur à ceux des autres entreprises consultées. « J’envisageais quatre panneaux, il en proposait six pour le même prix, en kit préfabriqué. Sur le papier, tout était en règle, il avait les papiers d’assurance et décennale. Tout s’est décidé vite : la semaine d’après, il installait les panneaux. »

Pendant un mois, l’installation semble fonctionner, même si Marie et ses proches constatent que des tuiles bougent. Les choses commencent à se compliquer la veille du 15 août 2024, lorsqu’un violent orage provoque une inondation. « Des trombes d’eau ruisselaient dans l’une des chambres par le plafond, on avait de l’eau jusqu’aux genoux, c’était la catastrophe ! On a écopé tant qu’on pouvait. Le lendemain, j’ai fait intervenir l’assurance, qui a conclu que les dégâts étaient matériels, mais que la partie photovoltaïque relevait de l’assurance de l’entreprise de K.M. J’ai rassemblé factures, photos, documents pour monter le dossier, et l’attente a commencé. »
Selon Marie, l’installateur rejette alors la responsabilité sur son jardinier, qui serait monté sur le toit et aurait déplacé les tuiles. Par crainte d’un incendie, l’installation est débranchée. Faute de pouvoir procéder aux réparations, son assurance fait bâcher le toit.
« Les panneaux n’avaient pas été posés sur les bonnes tuiles »
Les semaines passent. En novembre 2024, en pleine nuit, Marie est réveillée par un grand « boum ». « Je me précipite dans la salle de bains et je fais un saut en arrière : une partie du plafond était tombée ! Deux heures après, une nouvelle partie tombe. C’était l’horreur. Plein de plâtre, de laine de verre, j’ai enlevé tout ce qui était tombé. »
Marie contacte à nouveau K.M. Dans un message qu’elle nous montre, celui-ci lui explique que ses techniciens sont en week-end et qu’il ne dispose pas du matériel adéquat.
Au fil des mois, Marie reçoit la visite de quatre experts et d’un huissier. « Le dernier expert a vu tout de suite ce qui n’allait pas : les panneaux n’avaient pas été posés sur les bonnes tuiles, d’où les infiltrations. Finalement, une autre société est venue démonter les panneaux, mais ils sont restés dans mon jardin, toujours non remontés à ce jour. »

Marie a fini par déposer plainte pour escroquerie. Cette mésaventure est d’autant plus douloureuse que la retraitée venait de passer plusieurs années à accompagner son mari, atteint de la maladie de Charcot. Après cette période éprouvante, elle espérait retrouver un peu de tranquillité. Elle s’est finalement retrouvée confrontée à de longs mois de démarches et de complications.
Contacté par mail afin de recueillir sa version des faits, K.M. n’a pas répondu à nos sollicitations.















