Alors que le Stade Toulousain s’est retrouvé confronté à une pénurie de talonneurs, il a fallu « bricoler » un peu à l’entraînement pour trouver des solutions.
Un talonneur retenu avec les Bleus (Peato Mauvaka), un autre blessé (Julien Marchand), un autre en prêt à Bayonne (Guillaume Cramont) et un plan B encore en convalescence après sa rupture du tendon d’Achille (Malachi Hawkes) : voilà la situation qui a poussé le staff toulousain à innover à Pau dimanche dernier. Ou du moins à s’adapter.
Car comme le reconnaît Paul Mallez, l’un des joueurs de première ligne concernés au Hameau pour suppléer le titulaire Thomas Lacombre, « quand tu joues au Stade, il y a peu de joueurs qui ne jouent qu’à un poste ».
La culture de la polyvalence
La situation très préoccupante en matière d’infirmerie en ce début de saison oblige en effet Ugo Mola et ses adjoints à pousser la culture de la polyvalence à son maximum. Après Joel Merkler, passé de pilier à deuxième ligne droit, Paul Mallez, qui peut déjà officier à gauche comme à droite de la mêlée, s’est ainsi retrouvé à devoir se mettre au milieu de la première ligne.
Un dépannage que l’on pourrait penser réalisé à la hâte mais qui est envisagé tout au long d’une saison lors des entraînements. « Ce n’est pas que dans les situations d’urgence, c’est toute l’année qu’on le travaille. Et après, franchement, ça se fait assez simplement. Ce sont des périodes où on se resserre, on parle beaucoup entre nous. »
Toutefois, face à la Section, l’international de 25 ans (3 sél.) s’est contenté de pousser en mêlée, la charge du lancer revenant à Cyril Baille. « Il a quand même plus d’expérience que moi, raconte Mallez. On a un peu fait un concours de lancer pour savoir qui allait lancer et il a gagné. Il m’a dit : « C’est bon, je le prends ».
« Cela s’est plutôt bien passé »
Un partage des tâches qui lui a permis de pleinement se concentrer sur ses placements défensifs, mais surtout l’épreuve de force. « On a perdu le match donc on est déçus mais après, sur le poste, cela s’est plutôt bien passé, apprécie-t-il. Donc si on est amenés à le refaire à l’avenir, on aura peut-être plus de certitudes. »
Avec des points de repères clairs pris car la poussée en tant que talonneur n’a rien de comparable avec celle d’un pilier : « Ce n’est pas du tout la même chose. Après, déjà, quand on est en première ligne, la mêlée, c’est quand même quelque chose qui nous intéresse beaucoup. On adore ça, on aime en faire donc on va dire que ça nous intéresse aussi de voir la sensation au talon. On n’a pas de liaison avec l’adversaire donc c’est surtout ça qui change. Cela se joue plus sur les axes de poussée et puis aussi, ça peut nous permettre quand on revient à notre poste, d’avoir acquis d’autres choses. Il faut s’y intéresser. »
Moins d’une semaine plus tard, tout est toutefois rentré dans l’ordre avec le retour de blessure de Marchand. Et, titularisé face à Clermont ce samedi, c’est cette fois-ci à droite que Mallez devra performer.















