Réunis autour d’un comité stratégique installé ce 20 février, la préfecture, la Région Occitanie, des élus locaux et des acteurs économiques affichent leur ambition : faire de Golfech l’un des sites retenus pour accueillir deux réacteurs nucléaires de nouvelle génération.
Ils sont « pleinement mobilisés pour porter une candidature ambitieuse ». La préfecture, la Région Occitanie, des élus locaux et des acteurs économiques et industriels du territoire se sont réunis ce vendredi 20 février. Et ce, pour installer « le premier comité stratégique d’appui et d’accompagnement de la candidature de Golfech à l’accueil d’une paire d’EPR2 ». Pour rappel, la centrale nucléaire souhaite accueillir deux réacteurs de nouvelle génération. Mais elle doit, pour cela, faire partie des quatre sites retenus par le président de la République dans le cadre du programme EPR2.
Les « atouts » du site de Golfech
« Ce comité stratégique a pour vocation d’assurer une gouvernance resserrée, une coordination étroite entre services de l’État, Région, Départements, intercommunalités et acteurs socio économiques, à la poursuite d’un objectif clair : démontrer la capacité collective du territoire à anticiper l’ensemble des dimensions du projet – industrielles, foncières, environnementales, sociales et économiques – et à être pleinement prêt si la candidature de Golfech était retenue », écrivent-ils dans un communiqué commun. Et, selon eux, « le site de Golfech bénéficie d’atouts reconnus ».
Sont évoqués « une implantation nucléaire historique, gage d’expertise et de culture de sûreté », « une dynamique régionale forte en matière d’innovation, d’ingénierie et de transition énergétique », « un tissu industriel structuré et mobilisable », « un bassin d’emploi qualifié, adossé à des pôles universitaires et scientifiques de premier plan » et « des infrastructures structurantes permettant d’accompagner un projet industriel d’ampleur ». Ils estiment que l’accueil d’une paire d’EPR2 « constituerait ainsi un levier majeur de développement », « de création d’emplois qualifiés et durables », précisément « plus de 10 000 », et « de consolidation de la souveraineté énergétique ».
Des groupes de travail constitués
Déjà, cinq groupes de travail ont été constitués « afin de structurer la démarche » de candidature sur les thèmes suivants : aménagement et équipement du territoire, formation professionnelle et emploi, développement économique et accueil des entreprises, infrastructures et mobilités et partage de la ressource en eau. Ils « définiront dans les prochaines semaines leur feuille de route et leur calendrier ». « Leurs travaux viendront compléter la constitution d’un dossier de candidature déjà engagé, démontrant l’engagement collectif et la capacité d’anticipation du territoire », peut-on lire dans le communiqué.






















