Une fuite d’ammoniac s’est produite ce jeudi 23 juillet sur le site Orano Malvési, à Narbonne. Une vingtaine de salariés ont été intoxiqués et évacués vers des hôpitaux. La préfecture assure que la fuite est désormais maîtrisée.
Une fuite d’ammoniac s’est produite sur le site industriel Orano Malvési, à Narbonne, dans la matinée de ce jeudi 23 juillet. Une vingtaine de salariés présents sur place ont été intoxiqués et pris en charge par les secours.
- Les protocoles de sécurité ont été déclenchés dès le début de l’incident. Le plan d’opération interne a également été activé.
- D’importants moyens de secours ont été mobilisés, dont dix véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV), une équipe médicale et une équipe infirmière.
- Les victimes ont été évacuées vers les différents centres hospitaliers du département.
- La fuite est désormais « totalement maîtrisée » et « tout risque de propagation à l’extérieur des installations est écarté », fait savoir la préfecture de l’Aude.
Fuite d’ammoniac à Narbonne : ce que l’on sait de l’incident
La fuite s’est produite vers 8h25 sur un bâtiment de stockage situé à l’intérieur du périmètre industriel, selon L’Indépendant. Le quotidien précise que les installations étaient à l’arrêt au moment des faits dans le cadre d’une maintenance programmée. Les équipes d’intervention du site ont été mobilisées pour circonscrire la fuite.
L’ammoniac est un gaz toxique et irritant. Une exposition peut provoquer de graves brûlures des yeux, de la peau et des voies respiratoires.
Quel est le rôle du site Orano Malvési ?
L’usine Orano Malvési est classée Seveso seuil haut en raison de l’utilisation importante de produits dangereux. Elle assure la première étape de transformation et de purification du minerai d’uranium destiné à la filière nucléaire civile. Le site reçoit du minerai sous forme de poudre appelée yellowcake, puis le transforme en tétrafluorure d’uranium (UF4) grâce à plusieurs procédés chimiques utilisant notamment de l’ammoniac.
L’UF4 produit à Narbonne est ensuite expédié vers le site Orano Tricastin, dans la Drôme, où il poursuit son processus de conversion avant d’être enrichi puis utilisé pour fabriquer le combustible des centrales nucléaires.

















