Depuis le 13 juillet et jusqu’au 30 août 2026, sept stations du tronçon sud de la ligne B sont fermées dans le cadre des travaux de prolongement vers Labège. Face à la multiplication des alternatives proposées par Tisséo, difficile de savoir laquelle fait vraiment gagner du temps. On fait le tri.

La Navette Direct, le choix le plus rapide vers le centre-ville
C’est la solution à privilégier pour quiconque doit rejoindre le centre de Toulouse depuis le bas de la ligne. La Navette Direct mise en place par Tisséo relie Ramonville au Palais de Justice en mode express, avec des arrêts aux stations Université Paul Sabatier, Saint-Agne SNCF et Saint-Michel Marcel Langer.
La fréquence est calée sur 5 à 8 minutes aux heures de pointe en semaine, ce qui évite les longues attentes sur le trottoir, d’autant que la correspondance avec la ligne B reste active à partir de Saint-Michel Marcel Langer pour rejoindre le nord de la ville.
Le bon réflexe consiste à descendre au Palais de Justice plutôt qu’à Saint-Michel Marcel Langer, puisque c’est là que s’effectue naturellement la jonction avec le reste du réseau métro.
La ligne 44 prolongée, pour les stations intermédiaires
Pour les usagers qui n’ont pas besoin d’aller jusqu’au centre-ville, la ligne 44 prolongée jusqu’à Ramonville offre une couverture plus fine du tronçon fermé. Elle dessert notamment Saouzelong, Rangueil et la Faculté de Pharmacie, avec une fréquence de 10 minutes aux heures de pointe, et la ligne 34 circule quant à elle en bus articulés pour absorber la charge supplémentaire.
Ce dispositif est plus adapté aux trajets internes au sud toulousain, là où la Navette Direct ne fait que transiter sans s’attarder. En revanche, sur les longues distances vers le centre, la 44 reste plus lente puisqu’elle multiplie les arrêts et ne bénéficie pas du couloir réservé.
La navette Rangueil-Hôpital, un cas particulier à ne pas négliger
Les usagers du CHU de Rangueil disposent d’une ligne dédiée : une navette spéciale relie la station Université Paul Sabatier à l’Hôpital Rangueil en environ 5 minutes, avec une fréquence de 10 minutes aux heures de pointe du lundi au vendredi, et ce dès 5h30 le matin jusqu’à 23h40.
Une option qui soulage particulièrement le personnel soignant et les patients qui empruntaient habituellement la ligne B pour cette liaison courte mais indispensable.
Le Téléo aussi à l’arrêt du 3 au 16 août
À cela s’ajoute, à partir du 3 août et jusqu’au 16 août inclus, l’interruption annuelle de maintenance du téléphérique urbain Téléo. Pendant ces quinze jours, le Linéo 5 assure la liaison entre l’Oncopole et la station Empalot sur la ligne B, permettant ensuite de rejoindre l’Université Paul Sabatier via les alternatives de bus décrites ci-dessus.
La coordination entre ces deux fermetures simultanées demande donc un peu plus d’anticipation pour les usagers du secteur hospitalier et universitaire du sud toulousain.
En soirée et pour les trajets complexes, l’appli reste votre meilleure alliée
Le réseau de substitution change de configuration à 21h30, heure à partir de laquelle un bus reprend l’itinéraire de la ligne B entre Ramonville et Palais de Justice. Attention toutefois : aucun service relais n’est assuré entre 1h et 3h les jeudis, vendredis et samedis soirs.
Pour les itinéraires qui combinent plusieurs lignes ou qui partent d’un point peu couvert, le calculateur Tisséo sur l’application reste la meilleure façon de trouver l’enchaînement le plus court, d’autant que les temps de trajet s’allongent en moyenne de 15 à 20 minutes selon les destinations, et que cette différence varie sensiblement selon l’heure de départ.
Une contrainte temporaire, un réseau en pleine transformation
Ces semaines de gêne s’inscrivent dans un chantier bien plus large. Comme nous vous le disions, les rails du prolongement de la ligne B vers Labège sont désormais posés, et la future ligne, qui reliera Toulouse à l’est de la métropole, se rapproche concrètement de son inauguration.
Pour les Toulousains qui naviguent dans le sud de la ville, il s’agit donc de tenir encore quelques semaines avant de retrouver une ligne B non seulement rétablie, mais plus étendue qu’elle ne l’a jamais été.











