Leur mode opératoire était bien rodé. Quatre hommes, d’origine chilienne, soupçonnés d’avoir réalisé 34 cambriolages en deux semaines dans une vingtaine de communes de la région toulousaine, ont été placés en garde à vue, mercredi 11 février, a fait savoir le procureur de la République de Toulouse au Parisien, confirmant une information de La Dépêche du Midi.
Pour passer sous les radars, le quatuor avait mis en place une stratégie bien ficelée. D’abord, le petit groupe louait des véhicules en Espagne pour pouvoir franchir la frontière et rejoindre la Haute-Garonne en toute discrétion.
Des Airbnb transformés en « véritables bases logistiques »
Une fois dans le département, les quatre malfrats louaient des logements sur la plate-forme Airbnb, qu’ils transformaient en « véritables bases logistiques », selon David Charmartz, le procureur de la République de Toulouse. Une fois installés, ils entamaient trois nuits consécutives de cambriolages.
Résultat, entre le 16 et le 28 juin dernier, les quatre Chiliens ont cambriolé 34 logements dans la région toulousaine, notamment à Castelmaurou, Tournefeuille, Labastidette, Balma, Merville, Goyrans ou encore Pechbusque, dérobant des bijoux, des métaux précieux et des objets de valeur, selon le magistrat.
Pour ça, ils forçaient portes et fenêtres avec un simple tournevis, selon nos confrères de La Dépêche du Midi. Après 72 heures, le petit groupe regagnait l’étranger, planifiait son prochain séjour en France avant de repartir et de recommencer l’opération.
Une signature identique
Ce que l’équipe ne savait pas, c’est qu’elle était suivie par les gendarmes de Mérignac. Après plusieurs mois, les enquêteurs, qui se sont mis sur les traces des quatre Chiliens, ont réussi à faire le rapprochement avec une série de vols commis dans en région bordelaise.
Mode opératoire identique, organisation similaire… Les enquêteurs ont pu déterminer que les cambriolages de Gironde et ceux de Haute-Garonne portaient la même signature. Les quatre suspects, dont certains étaient déjà incarcérés pour d’autres vols, ont été placés en garde à vue mercredi 11 février à Aucamville.
Vendredi 13 février à Aucamville, les quatre hommes ont été déférés au parquet de Toulouse 48 heures plus tard. Ils seront jugés lors d’une comparution à délai différé le 8 avril prochain devant le tribunal correctionnel de Toulouse. En attendant, ils ont été placés en détention provisoire.




















