Le Rassemblement national et ses alliés confirment leur progression en Occitanie à l’issue du second tour des Municipales. De Carcassonne à Agde, en passant par Castres, 12 communes ont basculé, illustrant une percée inédite du parti dans la région, particulièrement marquée en ex-Languedoc-Roussillon.
« Le Rassemblement national et ses candidats réalisent la plus grande percée de toute son histoire », a déclaré Jordan Bardella à l’issue du second tour des Municipales ce dimanche 22 mars. Au total, les listes du RN et alliés ciottistes ont remporté près de 70 communes lors de ces élections, selon le président du parti. L’Occitanie n’échappe pas à cette progression. Plusieurs villes importantes de la région ont effectivement basculé du côté de l’extrême droite, 12 précisément. Et la majorité d’entre elles se situe en ex-Languedoc-Roussillon.
Concentration du RN en ex-région Languedoc-Roussillon
C’est le cas de Carcassonne, dans l’Aude, où la victoire du RN est une première. Christophe Barthès a remporté le scrutin ce dimanche 22 mars en recueillant 40,40% des suffrages exprimés. L’alliance entre la liste de gauche et des membres de la majorité sortante n’aura donc pas suffi à faire barrage au chef de file de “Demain Carcassonne” qui s’était déjà imposé lors du premier tour. Le candidat du Rassemblement national était effectivement arrivé en tête avec 34,52% des voix.
Victoire historique aussi dans l’Hérault pour le parti présidé par Jordan Bardella. Le candidat RN Aurélien Lopez-Liguori s’est imposé à Agde en obtenant 54,87% des suffrages exprimés au second tour, devant Thierry Nadal (LDVD). Il était également en tête au premier tour (38,44%) qui voyait s’affronter pas moins de sept listes. La commune de l’Hérault aura donc désormais un maire d’extrême-droite.
Dans le Gard, Bagnols-sur-Cèze vient également de passer aux mains du Rassemblement national. C’est effectivement Pascale Bordes (LRN) qui a gagné le second tour avec 52,89% des voix, battant ainsi le maire sortant Jean-Yves Chapelet (LDVC). Toujours dans le département, Nicolas Meizonnet a recueilli la majorité des suffrages au premier tour à Vauvert (57,50%). Il récupère ainsi l’écharpe de maire détenue jusqu’à présent par Jean Denat. Enfin, le candidat du RN, Nelson Chaudon, a aussi été réélu dès le premier tour à Beaucaire en remportant 60,37% des voix.
Au sein du département des Pyrénées-Orientales, le RN a également confirmé sa force à Perpignan. Le maire sortant Louis Aliot a effectivement été réélu avec 50,61% des suffrages exprimés. Ce qui fait de Perpignan la seule des villes de plus de 100 000 habitants dirigée par le parti d’extrême droite. Ce dernier s’est aussi emparé de la commune de Rivesaltes où Julien Potel est arrivé en tête au second tour (44,85%). La commune de Canohès aura aussi une maire RN : Carla Muti qui a recueilli 40,23% des voix ce 22 mars. Du côté d’Elne, c’est Steve Fortel (LEXD) qui a été plébiscité par les électeurs (48,12%) au second tour, lui permettant ainsi de se placer devant le maire sortant André Trives (LDVG).
Quelques percées dans l’ancienne Midi-Pyrénées aux Municipales
Si l’extrême droite conforte sa présence en ex-Languedoc-Roussillon, elle fait quelques percées du côté de l’ancienne région Midi-Pyrénées, notamment dans le Tarn-et-Garonne. À Montauban, Didier Lallemand (LUXD) est effectivement arrivé premier au second tour avec 37,83% des suffrages exprimés. Ainsi, l’UDR allié au RN conserve Montauban. Et ce, malgré l’alliance entre les listes de Thierry Deville et Jean-Philippe Labarre. À Moissac, également, le maire sortant Romain Lopez (RN) a été réélu dès le premier tour avec 62,22% des voix.
À Castres, le Rassemblement national s’impose aussi après 25 ans de gestion à droite. Dans la commune du Tarn, Florian Azéma, qui faisait face à quatre autres candidats, est effectivement arrivé premier au second tour (29,85%).














