Les violences en avion se multiplient à Toulouse-Blagnac. Après un vol d’Agadir, un passager recherché a agressé l’équipage et les policiers. La recrudescence de ces incidents relance le débat sur la sécurité aérienne.
C’est un phénomène qui se répand comme une traînée de poudre. Ce jeudi soir, l’atterrissage d’un vol en provenance d’Agadir (Maroc) a viré à l’affrontement lorsqu’un passager s’en est pris violemment à l’équipage, avant d’agresser les policiers venus en renfort. C’est déjà la deuxième fois cette semaine que des violences éclatent dans un appareil ayant touché le sol à Toulouse. « Salope, je vais te mettre ta matraque dans le cul. Ton flingue, je vais m’en servir pour te tirer dans la chatte », a hurlé l’individu, selon le témoignage d’un passager présent à bord.
Tout démarre peu après 23 heures sur les pistes de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Alors que le commandant de bord diffuse les consignes de sécurité habituelles, demandant aux voyageurs de rester attachés pendant la manœuvre, un homme se rebelle. « C’était un colosse, il était très grand et devait peser plus de cent kilos. Il était chauve et ne semblait pas très commode », relate le témoin, impressionné par la stature du trentenaire.
Recherché dans une autre affaire
Refusant catégoriquement de rester assis, l’homme exige de sortir parmi les premiers et multiplie les menaces. Alertés par le personnel de bord, des policiers interviennent sur le tarmac dès l’ouverture des portes. Mais loin de calmer le jeu, leur présence exacerbe la fureur de l’individu.
Ce dernier ne supporte pas le contrôle d’une fonctionnaire de police. Entre insultes et promesses d’obstruction, il vocifère des propos incohérents : « Il hurlait que seule la BRI pouvait s’occuper de lui. C’est n’importe quoi », ajoute une voyageuse ayant assisté à la scène.
Il aura fallu l’intervention de renforts pour maîtriser le suspect, sans le concours de la BRI. Placé en garde à vue, l’homme est une connaissance défavorable des services de police ; selon nos informations, il faisait d’ailleurs l’objet d’une fiche de recherche dans le cadre d’une enquête judiciaire. Face à la répétition de ces incidents – le deuxième en une semaine à Blagnac – la question du renforcement de la sécurité à bord devient brûlante. « On ne fait pas ce métier pour subir cette violence », confie, avec une inquiétude grandissante, une hôtesse de l’air.

















