À Toulouse, certains automobilistes se permettent de prendre la voie des bus pour éviter les embouteillages. Une action interdite, sauf exceptions, punissable d’une amende.
Avenue Louis-Bazerque à Toulouse, bus et automobiles circulent chacun sur leur voie respective. Pourtant, aux heures de pointe, depuis le rond-point de la Cépière, il est fréquent de croiser des automobilistes sur le couloir des bus. C’est notamment le cas d’Alexandre, qui emprunte au quotidien la ligne réservée aux transports en commun : « Lorsqu’il y a des embouteillages, je roule quelques mètres sur la voie libre des bus pour prendre la sortie située à droite, juste avant la station-service ». Une décision prise pour « désengorger le trafic qui est déjà dense, sans vraiment savoir si c’est autorisé », avance le conducteur.
Des exceptions
Dans cette configuration, il peut être tentant de bifurquer sur la voie des bus pour gagner du temps. Pour autant, ce n’est pas légal. La municipalité rappelle que les voitures ne sont pas autorisées à emprunter ces voies, même dans cette situation. La ville de Toulouse recense 42,5 kilomètres de couloirs de bus, répartis sur 801 voies. Seuls les bus de Tisséo et de la région ont l’autorisation d’y rouler, sauf quelques exceptions.
Parmi la liste de ceux qui ont exceptionnellement le droit de circulation figurent : la gendarmerie, la police, les pompiers et les véhicules militaires en intervention, les services publics effectuant un entretien, les véhicules de transport de fonds, les véhicules dédiés au transport de personnes à mobilité réduite, les autocars touristiques, scolaires et périscolaires ainsi que les véhicules logistiques de la société exploitante du réseau. Dans certains cas, les couloirs de bus sont ouverts aux cyclistes et trottinettes électriques.

135 euros d’amende
Les contrevenants à ces règles de circulation encourent une contravention de 4e classe, correspondant à une amende forfaitaire de 135 euros, sans pour autant entraîner un retrait de point sur le permis de conduire. Désormais informé des règles en vigueur, Alexandre avoue qu’il va désormais respecter la loi : « J’aimerais bien faire autre chose avec 135 euros que devoir payer une amende ».
La majorité des conducteurs respectent tout de même le marquage au sol. À la station-essence qui se trouve juste après la sortie, Louise explique n’avoir « jamais roulé sur la voie de bus ». Cette conductrice qui habite dans le quartier souligne que « la signalisation est assez claire ». En cas de bouchons, elle patiente sur le couloir des voitures et attend de se trouver au niveau de la sortie pour tourner à droite. Même s’il faut brièvement empiéter sur la voie de bus pour tourner, la circulation est conçue de cette manière.















