Dans un recours déposé devant le tribunal administratif, le député insoumis et candidat défait de l’union de la gauche à la mairie de Toulouse, François Piquemal, demande l’annulation de l’élection, estimant que des ingérences étrangères en ligne l’ont visé directement.
Par le biais de ses avocats, le député et candidat LFI à la mairie de Toulouse François Piquemal a annoncé déposer un recours en annulation de l’élection en lien avec des ingérences étrangères, ce samedi 28 mars.
Dans un communiqué publié vendredi 27 mars, ses avocats indiquent « porter un recours devant le tribunal administratif contre les élections municipales qui se sont déroulées à Toulouse, dans la perspective (…) d’en demander l’annulation ».
Ces faits sont, selon eux, documentés par le Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE), un dispositif réunissant notamment l’Arcom, la CNCCFP et Viginum.
Des comptes pilotés depuis l’étranger
Pour expliquer cette démarche, les avocats de François Piquemal évoquent des ingérences caractérisées par « la création de faux sites internet et de faux comptes sur les réseaux sociaux en particulier, pilotés depuis l’étranger, ayant pour objet d’altérer l’information des citoyens et donc de peser sur le résultat des élections ».
En plus de l’annulation du scrutin, le recours vise également à « faire toute la lumière sur ce sujet d’intérêt général », précisent les avocats du député, qui dénoncent la diffusion de « fausses accusations » à son encontre, susceptibles de « jeter le discrédit sur sa candidature ».
Menacé lors de l’hommage aux victimes de Mohamed Merah
À quelques jours du premier tour du scrutin, le quotidien Le Monde avait révélé l’existence d’une campagne de dénigrement numérique visant les candidats LFI aux municipales de Marseille et Toulouse, une information confirmée à l’AFP par une source sécuritaire. Le communiqué des avocats de François Piquemal mentionne également ces cas.
Interrogée par l’AFP, une porte-parole du député Insoumis a indiqué que l’intéressé devait en outre formaliser « la semaine prochaine » une plainte pénale concernant ces faits, ainsi que les insultes et menaces l’ayant visé entre les deux tours du scrutin lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes de Mohamed Merah, assassinées le 19 mars 2012 à l’école juive Ozar Hatorah.
















