Une cinquantaine de jeunes casseurs vêtus de noir ont semé le désordre dans l’hypercentre de Toulouse, samedi soir, alors que se déroulait le concert de la Marche des fiertés place du Capitole. Mais rien à voir avec la Pride, selon nos informations.
C’était une journée festive. Samedi 6 juin, la 31e marche des fiertés a rassemblé entre 13 000 et 30 000 personnes dans les rues de Toulouse, selon les décomptes, pour la défense des droits LGBT+.
Une cinquantaine de jeunes en noir
En soirée, une after-pride était organisée place du Capitole avec des artistes se succédant sur scène et un DJ set pour ambiancer la nuit naissante. Le moment choisi par un groupe d’individus vêtus de noir et encapuchonnés pour se répandre en centre-ville et provoquer les forces de l’ordre.
« Une cinquantaine de jeunes, a priori mineurs, ont jeté des projectiles, dégradé des véhicules et incendié ou renversé des poubelles, notamment rue Saint-Rome », éclaire une source policière. En revanche, et selon un connaisseur du dossier, la Pride n’était absolument pas visée en tant que telle, contrairement à ce que certaines rumeurs laissent entendre.
Match retour de la Ligue des champions ?
« C’est un peu le match retour de la finale de la Ligue des champions, lorsque des jeunes s’étaient confrontés aux forces de l’ordre (du côté de Wilson et de Matabiau, NDLR), en vandalisant des scooters ou des abribus, mais avaient été rapidement maîtrisés », indique notre interlocuteur. Dix-huit avaient échoué en garde à vue. « Pour samedi soir, des appels avaient été lancés sur les réseaux sociaux pour se venger de la police ».
En clair, profiter d’un événement festif et du déploiement policier pour semer le désordre. Au final, ces tensions se sont étirées de 20 h 15 à environ 22 heures. Les services de police ont pris le contrôle de la situation, en s’appuyant notamment les images de vidéoprotection de la Ville. Sept mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue pour dégradations et violences. Certains le sont toujours ce matin.













