Marc Péré, maire de L’Union, en Haute-Garonne, alerte le rectorat de l’académie de Toulouse sur le choix d’inscrire des enfants de familles de cette ville dans un collège toulousain. Pour lui, tous les enfants de L’Union doivent pouvoir aller au collège à L’Union.
Des élèves de L’Union qui ont un collège près de chez eux mais sont obligés d’aller à celui de Paléficat, à Toulouse… Il n’en fallait pas moins au maire, Marc Péré, également conseiller départemental, pour exprimer non seulement sa surprise, mais surtout sa colère, et interpeller directement le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen).
« La poursuite naturelle d’un parcours… »
« Depuis l’origine, je considère que cette situation, qui concerne les enfants de six familles, n’est ni logique ni satisfaisante. Les élèves de L’Union devraient pouvoir être scolarisés au collège Georges-Chaumeton.
À défaut, les familles concernées devraient pouvoir choisir librement entre les deux établissements », fait remarquer le maire, qui estime que « pour beaucoup d’entre eux, l’entrée au collège Georges-Chaumeton représente la poursuite naturelle d’un parcours construit à L’Union. Les affecter ailleurs revient à séparer des élèves qui ont grandi ensemble et à rompre des liens tissés depuis des années ».
« Corriger la situation à la rentrée »
Une nouvelle sectorisation des collèges doit entrer en vigueur à la rentrée 2027. Cette échéance doit permettre, selon Marc Péré, « de corriger cette situation. Mon objectif est clair : que tous les élèves de L’Union puissent être rattachés au collège de leur commune.
Dans cette attente, et parce que la rentrée 2026 sera vraisemblablement la dernière concernée par cette situation, j’avais demandé qu’une dérogation exceptionnelle soit accordée aux six familles souhaitant que leurs enfants rejoignent le collège Georges-Chaumeton. Cette demande n’a pas été retenue. Je regrette cette décision. »
Sollicité pour des précisions sur le sujet par La Dépêche, le rectorat n’avait, ce lundi soir, toujours pas donné suite.













