Hausse des interventions, prépositionnement des équipes et prévention des incendies : le capitaine Vincent Vessier fait le point sur la mobilisation des sapeurs-pompiers face à l’épisode caniculaire qui touche la région toulousaine.
40 degrés à Toulouse cet après-midi, 41 à Castres, 44 à Figeac. A midi, la région toulousaine bascule en rouge, la vigilance maximale face à cet épisode caniculaire exceptionnel qui mobilise en premier lieu les pompiers.
Interventions en nette hausse
Le capitaine Vincent Vessier, du centre de secours Toulouse-Delrieux, fait le point sur la situation après la fête de la musique : « Globalement ça s’est bien passé. Comme à chaque fois qu’on a des événements de cette ampleur, nos équipes de secours ont été mobilisées et ont réalisé à peu près une soixantaine d’interventions de secours à victimes. » Des interventions liées aux consommations excessives d’alcool, à la fatigue et aux malaises. Depuis quelques jours, les sapeurs-pompiers constatent une hausse significative de leur activité : « On oscille à peu près à 120 interventions par jour et là on monte à 160-180 quand on a des pics. Ce sont des personnes qui font des malaises, des personnes qui se sentent fatiguées, épuisées, et puis après on a des personnes isolées qui nous appellent et qu’on rassure en fait. » Pour faire face à cette hausse, les centres de secours s’organisent via des renforts d’effectifs et de la « recouverture secteur », permettant de solliciter les centres de secours des agglomérations voisines.
Prévention des incendies
Autre soucis : les feux. La sécheresse et les fortes chaleurs imposent une attention particulière au risque d’incendie, débutant en juin et se terminant fin septembre. « Tous les jours on fait un point météo et on évalue le risque incendie : modéré, sévère, très sévère, voire extrême », détaille Vincent Vessier. Lors de conditions critiques, des détachements d’intervention sont prépositionnés, notamment dans le Lauragais et le Volvestre. « On a des plannings où toutes les semaines, on a des personnes qui sont prêtes à partir, que ce soit pour le risque courant, pour les détachements d’interventions prépositionnées, mais aussi pour les départs dans les départements voisins, pour aller aider nos collègues, qui des fois peuvent être plus touchés sur l’arc méditerranéen. »
« On a coutume de dire qu’on est des soldats du climat et on s’adapte », conclut le capitaine Vincent Vessier. « Les années se suivent et se ressemblent et on se sert des expériences des années passées pour améliorer le dispositif. »
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555











