La forte canicule pousse les Toulousains à se baigner au lac de La Ramée depuis plusieurs jours, malgré l’interdiction de le faire en dehors de la période officielle, du 4 juillet au 23 août. De quoi susciter l’interrogation des baigneurs qui cherchent de la fraîcheur depuis plusieurs jours, quitte à prendre un risque. La métropole explique que la date de surveillance de ce lac ne peut pas être avancée en raison de questions techniques et réglementaires.
Quand le thermomètre frôle les 40 °C, les Toulousains cherchent la fraîcheur. Certains optent pour les piscines, mais ils sont nombreux à préférer se rendre sur un des spots incontournables de l’agglomération toulousaine : le lac de la Ramée. Tous les jours, depuis le début de la canicule, ils sont des centaines à planter sur les berges leur parasol, à étaler leurs serviettes et, pour certains, à piquer une tête. Malgré l’interdiction de s’y baigner en dehors de la période officielle de surveillance mise en place par la Métropole, qui va cette année du 4 juillet au 23 août.
De quoi laisser dubitatif nombre de baigneurs. « On crève de chaud dans notre appartement, les piscines sont bondées et la Ramée est un coin agréable. Je ne comprends pas qu’ils ne fassent pas en sorte de mettre des agents en pleine période de canicule, plutôt qu’à des dates fixes », s’étonne Claire, venue avec sa fille.

Et il est vrai que cela a de quoi décontenancer. D’autant que ce point d’eau a été le théâtre de plusieurs drames ces dernières années.
« Il est techniquement impossible d’avancer cette ouverture »
De son côté, la mairie explique qu’il est difficile d’anticiper cette surveillance. « L’ouverture de la zone de baignade de la Ramée nécessite la mise en place d’un dispositif de sécurité particulièrement lourd, qui s’organise plusieurs semaines à l’avance. Il est techniquement impossible d’avancer cette ouverture de manière impromptue, car elle conditionne la sécurité absolue des usagers », assure Henri de Lagoutine, vice-président en charge des sports et des bases de loisirs de Toulouse Métropole.
La collectivité indique que cette préparation comprend des aménagements physiques, que ce soient les travaux préparatoires sur la plage, la pose des bâtiments modulaires, la livraison et l’installation des barrières pour délimiter le périmètre de sécurité. Il faut aussi mobiliser les équipes et plus particulièrement des maîtres-nageurs sauveteurs, que tout le monde s’arrache en été, « ainsi que des agents de sécurité et des secouristes nécessaires pour assurer l’accueil du public ».

Cadre réglementaire
La Métropole indique aussi que le dispositif de « la Ramée plage » s’inscrit dans un cadre réglementaire validé par les services de l’État en charge de la protection des populations sur certaines dates. En cas d’ouverture en dehors de ces dates, elle serait hors des clous réglementairement.
Henri de Lagoutine fait valoir que « face aux fortes chaleurs, la mairie de Toulouse a d’ores et déjà déployé son plan d’adaptation, notamment à travers son réseau de piscines municipales » et indique que « les services municipaux et métropolitains sont pleinement mobilisés pour offrir aux Toulousains des îlots de fraîcheur sécurisés en attendant l’ouverture officielle de la saison à la Ramée le 4 juillet prochain ».
Reste que des Toulousains, même s’ils ne font pas le tour du lac de la Ramée à la nage, continuent à s’y baigner pour s’y rafraîchir, préférant ce site à d’autres surpeuplés. Et cela de plus en plus tôt dans la saison.






