Après un an de travaux, le passage souterrain de la gare Matabiau a rouvert lundi 29 juin. Après un an de galère, les voyageurs découvrent enfin le nouveau souterrain de la ligne A. Un soulagement total pour des milliers d’usagers, les habitués gagnent dix minutes par trajet et sont ravis. On a recueilli leurs témoignages.
Ce fut la bonne nouvelle de la semaine. Après une année de travaux, le souterrain reliant la gare Matabiau à la ligne A a rouvert lundi 29 juillet, pour la grande satisfaction des voyageurs. Cette fermeture, rendue nécessaire par le chantier de la future ligne C du métro, a également été mise à profit pour moderniser la gare et rendre le souterrain accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR). Durant un an, les usagers ont été contraints de contourner le bâtiment pour accéder aux quais.
Une situation d’autant plus compliquée en période de canicule. « Je suis ravi de cette ouverture, se réjouit Grégoire, 15 ans, étudiant. C’est à la fois plus rapide et plus pratique que de faire tout le tour de la gare. » Le jeune homme estime gagner environ dix minutes pour rentrer chez lui, par rapport aux quinze minutes de marche imposées durant les travaux.
Andrea, 36 ans, est Italien et vit à Toulouse depuis un an : « Je n’ai pas connu ce souterrain ouvert, confie-t-il. Je le découvre. Je descends tous les jours à Marengo et depuis ce lundi, je gagne environ huit à dix minutes. C’est appréciable pour rentrer chez moi à Patte-d’Oie. Et puis faire le tour durant les grosses chaleurs, c’était une horreur. L’itinéraire est très minéral. »
« On n’en voyait pas la fin de ce chantier »
Jean est responsable de la boutique de vapotage située à l’entrée de ce souterrain. À 31 ans, il emprunte quotidiennement le tunnel pour aller travailler : « Je gagne beaucoup de temps, précise-t-il. Avant, pour venir, je changeais à Jaurès et je terminais à pied. Maintenant, je descends à Marengo et je suis tout de suite à mon poste. »
Louise, 19 ans, emprunte ce passage occasionnellement : « Depuis la sortie du métro, je mettais cinq minutes à pied pour faire le tour. Cela paraît peu, mais c’était la galère, surtout avec des bagages sous la chaleur. En fait, j’attends impatiemment la connexion avec la ligne C. Ce sera un vrai bénéfice. » Un « soulagement » partagé par Françoise, 69 ans, qui réside en banlieue et utilise le souterrain pour se rendre à Toulouse : « On n’en voyait pas la fin de ce chantier, estime-t-elle. D’ailleurs, durant la canicule, nous ne sommes pas venus en ville. Rien que de penser au trajet qu’il fallait faire, on a préféré rester chez nous. »










