L’autopsie des corps retrouvés dans une villa chemin des Étroits, à Toulouse, révèle que la femme avait succombé à un tir d’arme à feu. Le scénario d’un féminicide suivi d’un suicide se précise.
Il ne s’agissait donc pas d’une blessure par arme blanche, comme imaginé initialement par le premier légiste intervenu sur place. L’autopsie des deux corps retrouvés en état de décomposition avancée, mardi, vers 19 h 30, dans une villa du chemin des Étroits, à Toulouse, a levé le voile sur les conditions dans lesquelles la femme de 56 ans a trouvé la mort.
Plaie par arme à feu au niveau du crâne
L’hypothèse d’un féminicide suivi d’un suicide en sort renforcée. La plaie à l’abdomen sur le corps de la quinquagénaire est le fruit d’un coup de feu, selon un connaisseur du dossier. Aucun projectile n’aurait cependant été retrouvé sur la dépouille. Le corps de son compagnon, âgé de 67 ans, gisait près du sien, avec une plaie par arme à feu au niveau du crâne. Un fusil a été retrouvé dans la pièce.
Le couple traversait, semble-t-il, une crise majeure. La femme entretenait une liaison depuis l’été 2024 avec un homme de 54 ans. Envisageait-elle de quitter son compagnon ? Ce dernier est suspecté d’avoir attaqué son rival avec une fiole d’acide au cours du mois précédent. Une enquête était en cours sur ce point.
Des décès concomitants ?
Le mari a-t-il abattu sa femme avant de retourner l’arme contre lui dans la foulée ? Difficile de dire à ce stade si les deux décès sont concomitants. La dégradation des corps, soumis aux fortes températures de ces derniers jours, ne permet pas de l’affirmer à ce stade. Tout comme la date exacte à laquelle ce meurtre suivi d’un suicide a été perpétré.
Les enquêteurs de la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée) espèrent établir une chronologie plus précise des faits en étudiant la téléphonie et les interactions entre les différents protagonistes. Pour boucler la boucle et permettre aux membres de cette famille dans la peine d’entamer leur travail de deuil.















