EXCLUSIF. Un chauffeur routier transportant plus de cent kilos de résine de cannabis a été interpellé par les agents des douanes ce mercredi 1er juillet 2026 sur une route départementale à Lauzerte, dans le Tarn-et-Garonne. L’interpellation a eu lieu après que l’individu a tenté de forcer un barrage de contrôle au volant de son poids lourd.
Un coup d’accélérateur désespéré pour forcer le passage, le bruit sourd des herses qui déchirent la gomme des pneus et un camion immobilisé au beau milieu de la chaussée. Ce mercredi 1er juillet 2026, sur cette route de campagne de Lauzerte (Tarn-et-Garonne), le chauffeur ne s’attendait pas à buter sur un comité d’accueil de douaniers en embuscade, prêts à saborder ses pneus pour interdire sa fuite.
Postés dans ce secteur stratégique du Tarn-et-Garonne permettant de rejoindre l’autoroute A20 en direction de Cahors (Lot), les agents attendaient de pied ferme l’ensemble routier suspect.
À la vue des uniformes leur intimant l’ordre de s’immobiliser pour une vérification de la cargaison, le conducteur a tenté le tout pour le tout, avant que les fonctionnaires aguerris ne déploient instantanément leurs dispositifs de retenue sous les roues de l’engin, mettant fin à la cavale en rase campagne.

Des caches magnétiques invisibles à l’œil nu
Les douaniers avaient-ils été informés par l’un de leurs aviseurs du passage du camion ? Le poids lourd était-il suivi grâce à une balise de géolocalisation placée sous le véhicule ? Toujours est-il que les agents des douanes n’étaient pas là par hasard.
Sous la surveillance directe du chauffeur, un ressortissant marocain âgé de moins de trente ans résidant habituellement en Italie, les douaniers ont entrepris une inspection minutieuse de la cabine et de la structure de l’engin.
Le flair et l’expérience des agents ont rapidement payé lorsqu’ils ont mis au jour un dispositif sophistiqué de caches magnétiques dissimulé dans les structures du véhicule.
À l’intérieur, les fonctionnaires ont extrait des dizaines de pains de résine de cannabis soigneusement conditionnés. La pesée officielle a scellé le bilan de l’opération à 113 kilogrammes de marchandise illicite, dont la valeur de gros sur le marché clandestin est estimée dans une fourchette allant de 170 000 euros à 565 000 euros.
Une simple feuille de route dictée par le GPS
Transféré dans les locaux douaniers pour être entendu, le suspect a d’abord affirmé qu’il ignorait tout de la nature de son chargement, entamé depuis Malaga, en Espagne.
Face aux enquêteurs, le voyageur a soutenu avoir accepté de convoyer le poids lourd en échange d’une rémunération de quelques centaines d’euros versée par un donneur d’ordres, sans connaître sa destination finale sur le territoire français, se laissant simplement guider par l’application de navigation de son téléphone.
Contactée, la direction régionale des douanes de Toulouse s’est refusée à tout commentaire à ce stade des investigations. Avisé des détails de l’interception, le parquet de Montauban a immédiatement saisi, la rétention douanière étant achevée, les policiers de l’Office antistupéfiants (Ofast) de Toulouse, désormais chargés de remonter le fil de cette filière internationale.














