EXCLUSIF. Dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 juillet, un local professionnel abritant du matériel technique haut de gamme a été la cible d’un vol par effraction d’une précision chirurgicale. Le préjudice matériel est d’ores et déjà évalué à un minimum de 50 000 euros. Fait troublant : les auteurs se sont exclusivement emparés d’équipements spécialisés d’éclairage pour plateaux de télévision, dédaignant le matériel informatique de valeur présent sur place. Pour le gérant de l’établissement, l’hypothèse d’un acte commandité et d’une complicité interne ne fait aucun doute.
« Je me pose énormément de questions. Ce vol n’est pas un cambriolage dû au hasard. C’est forcément ciblé », estime la victime. Son local a été pillé dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 juillet à Colomiers, près de Toulouse. Le préjudice est estimé à au moins 50 000 €. « Notre activité consiste à proposer des éclairages pour les plateaux de télévision lors des tournages à la location. C’est essentiellement ce matériel qui a disparu », ajoute le plaignant.
Un réveil en pleine nuit
Son téléphone a sonné vers 3 heures du matin ce lundi. Quand il sort d’un sommeil profond, réveillé par le bruit du vibreur, cet homme comprend qu’il y a un problème. Le numéro affiché sur l’écran est celui de la société chargée de surveiller les lieux grâce à une alarme. « J’ai pris mon téléphone, mon interlocuteur n’a même pas eu à parler. Je lui ai dit qu’un intrus était dans le local, qu’il fallait envoyer quelqu’un rapidement », témoigne la victime.
Des techniciens du vol
Sur place, les agents de sécurité remarquent immédiatement des traces d’effraction au niveau de la porte d’entrée mais aucun voleur, déjà parti. « Ils ont forcément utilisé des pieds-de-biche pour ouvrir », souligne le locataire des lieux.Le ou les voleurs se sont ensuite précipités dans un endroit précis pour jeter leur dévolu sur des sacs gris et rouges remplis de matériel de haute technicité. Une petite vingtaine de sacs à dos ont été dérobés. Mais ni l’ordinateur de marque Apple ni une tablette numérique n’ont intéressé les cambrioleurs. « Les personnes qui sont venues savaient ce qu’elles voulaient. Ça fait froid dans le dos. On dirait qu’ils étaient ici pour honorer une commande précise. Ces gens connaissaient forcément les lieux », poursuit le gérant.
Un site confidentiel
Le bâtiment, totalement confidentiel, n’accueille jamais de public : seuls quelques clients professionnels connaissent l’existence de ce stock. « Rien n’est visible de l’extérieur », précise la source qui s’étonne que les suspects n’aient pas touché à la caisse pourtant équipée d’une caméra. « Je me pose des questions. Je connais probablement celui qui est à l’origine des faits. »
L’enquête policière est ouverte
Une plainte devrait être déposée. Si le préjudice s’élève pour l’heure à 50 000 €, cette facture initiale pourrait s’alourdir à l’issue de l’inventaire complet du matériel. Le parquet a ouvert une enquête, confiée à la police nationale. Les forces de l’ordre doivent procéder à des constatations techniques sur les lieux, tandis que les images de la vidéoprotection du secteur sont en cours d’analyse pour tenter de résoudre cette affaire.
Qui va acheter ces projecteurs et par quel biais ? « Soit ça part à l’étranger, soit ça va directement être utilisé par un concurrent. Pour acquérir ce genre de matériel, il faut être un spécialiste », conclut le patron, désabusé.













