Le procès en appel de Cédric Jubillar soulève de nouvelles incertitudes judiciaires. Ses aveux récents et la possible découverte du corps de son épouse pourraient bouleverser le calendrier prévu. Mais à ce stade, l’ouverture du procès en appel est programmée pour le 21 septembre, devant la cour d’assises de Toulouse, indique la cour d’appel.
Le second procès de Cédric Jubillar, programmé à partir du 21 septembre 2026 devant la cour d’assises d’appel de Toulouse, pourra-t-il se tenir sur quatre semaines comme prévu ?
Plusieurs options s’offrent à la présidente. Soit elle décide, à l’issue d’un débat contradictoire ce jour-là, de reporter la suite des audiences ultérieurement, au regard des nouveaux éléments. Soit, elle décide de juger Cédric Jubillar tout en prenant en compte ses aveux et toutes les investigations complémentaires qui auront été dirigées à la suite de ces révélations.
Reste un point essentiel : en cas de découverte de la dépouille de Delphine Jubillar, l’épouse de l’accusé, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn), les expertises déterminantes pour connaître les causes de la mort peuvent prendre un certain temps. Est-ce que les résultats d’une éventuelle autopsie et d’analyses complémentaires arriveront à temps pour juger Cédric Jubillar à partir du 21 septembre ? C’est l’une des principales inconnues de cette affaire.
Une magistrate désignée
Par ailleurs, la défense peut demander des suppléments d’acte, comme une nouvelle reconstitution à l’aune des nouvelles révélations de son client ou une nouvelle expertise psychologique. Des actes qui peuvent prendre un certain temps et pourraient alors retarder le calendrier. Depuis plusieurs mois, la justice planche sur l’organisation de ce procès, mobilisant de nombreux moyens, notamment l’installation d’une salle de retransmission des audiences, comme cela avait été le cas à Albi, en septembre dernier.
La cour d’appel de Toulouse a bien reçu, mercredi soir 8 juillet, un courriel émanant des avocats de Cédric Jubillar, Mes Guy et Pierre Debuisson, et informant la première présidente que leur client est disposé à réitérer ses aveux. Cédric Jubillar dit se tenir à la disposition de la justice. Désormais, il attend d’être interrogé par les enquêteurs depuis qu’il a affirmé, dans deux lettres remises à ses avocats, pour la première fois, qu’il reconnaît sa culpabilité totale dans la disparition de sa femme. Il a également indiqué qu’il est prêt à mener les enquêteurs sur les lieux de la dépouille de sa femme.
Tout devrait donc s’accélérer dans les jours à venir, le temps pour la justice d’ouvrir un supplément d’information et d’organiser ces différents actes. Une magistrate de la cour d’appel a été désignée pour mener ce travail. Quoi qu’il arrive, le procès est programmé pour le 21 septembre 2026, devant la cour d’assises, en appel, à Toulouse.





















