Brigitte Barèges a officialisé sa candidature aux élections sénatoriales 2026 en Tarn-et-Garonne. L’ancienne maire de Montauban, désormais investie par l’Union des droites pour la République, sera accompagnée de Jean-Marc Raspide. Elle entend défendre les collectivités et retrouver une place au Sénat.
Le paysage des élections sénatoriales se précise dans le Tarn-et-Garonne. À un peu plus de deux mois du scrutin du 27 septembre, Brigitte Barèges a annoncé sa candidature sous les couleurs de l’Union des droites pour la République (UDR). Redevenue éligible depuis le 11 juillet, l’ancienne maire de Montauban fait ainsi son retour dans une campagne électorale après une interruption contrainte. À ses côtés, elle a choisi Jean-Marc Raspide, conseiller municipal d’opposition à Verdun-sur-Garonne, comme suppléant.
Présentée lors d’une conférence de presse organisée à Montauban, cette candidature marque une nouvelle étape dans le parcours politique de celle qui a successivement dirigé la Ville de Montauban, présidé le Grand Montauban et siégé à l’Assemblée nationale, au conseil départemental ainsi qu’au conseil régional. Forte de cette expérience, Brigitte Barèges souhaite désormais rejoindre les bancs du Sénat.
Une campagne axée sur les collectivités et la souveraineté
À l’occasion de cette prise de parole, la candidate a détaillé les orientations qu’elle entend défendre devant les grands électeurs. Elle a notamment placé les collectivités territoriales au cœur de son discours, plaidant pour davantage d’autonomie locale. Les questions de sécurité et de souveraineté nationale figurent également parmi les priorités qu’elle souhaite porter au Palais du Luxembourg.
Au-delà des enjeux départementaux, Brigitte Barèges a inscrit sa candidature dans un contexte politique plus large. Elle a présenté sa démarche comme une alternative aux politiques menées par la majorité présidentielle et par la gauche, tout en adressant également des critiques aux Républicains, qu’elle estime aujourd’hui trop proches du pouvoir en place.
L’ancienne députée a par ailleurs expliqué qu’un mandat au Sénat lui offrirait l’opportunité de retrouver une tribune parlementaire et de prendre part aux débats nationaux. Elle a également indiqué vouloir contribuer à la préparation de l’élection présidentielle de 2027, en apportant son soutien à Marine Le Pen.
Questionnée sur son choix de revenir elle-même devant les électeurs plutôt que de laisser émerger de nouveaux profils, Brigitte Barèges a mis en avant l’expérience acquise au fil de ses différents mandats. Selon elle, ce parcours lui permet encore d’apporter une contribution, aussi bien aux dossiers locaux qu’aux débats nationaux.
Enfin, interrogée sur la concurrence d’un candidat investi par le Rassemblement national en Tarn-et-Garonne pour les Sénatoriales, Quentin Lamotte, elle a assuré qu’elle ne remettait pas en cause les relations entre les deux formations. Elle a évoqué des échanges et des collaborations possibles, tout en rappelant l’ambition de l’UDR d’accroître sa représentation au Sénat.
Jean-Marc Raspide pour représenter le monde rural
Pour constituer son binôme, Brigitte Barèges s’est tournée vers Jean-Marc Raspide. Conseiller municipal d’opposition à Verdun-sur-Garonne, il avait été battu de seulement 58 voix lors des élections municipales de 2026. Agriculteur, il a repris l’exploitation familiale, spécialisée dans les canards gras.
Ce choix n’est pas anodin. L’ancienne maire de Montauban explique avoir souhaité s’appuyer sur une personnalité implantée dans la deuxième circonscription, un secteur qu’elle connaît moins, mais aussi sur un représentant du monde agricole afin d’ancrer sa campagne dans les réalités des territoires ruraux.
Prenant la parole à son tour, Jean-Marc Raspide a salué le parcours de sa candidate. Il a notamment mis en avant sa longévité en politique, son engagement et sa capacité à rassembler autour des idées qu’elle défend, estimant que ces qualités seront des atouts dans la campagne qui s’ouvre avant le scrutin sénatorial.















