Le lac de Sesquières, au nord de Toulouse, est de nouveau touché par une prolifération de cyanobactéries, entraînant une interdiction des activités nautiques et de la pêche jusqu’au 4 août sur ce site très fréquenté de la Ville rose. La mairie a pris cette décision après la détection de toxines en masse. Un phénomène récurrent en Haute-Garonne cet été.
Chaque été, c’est un fléau. Lorsque les températures sont caniculaires, les cyanobactéries ont tendance à se développer dans les lacs et donnent une couleur verte particulière à l’eau. Après un premier cas en début d’été, le lac de Sesquières, au nord de Toulouse, est de nouveau victime de ce phénomène : les analyses ont démontré ces derniers jours la présence de toxines libérées par les cyanobactéries.

Interdiction jusqu’au 4 août minuit
En fait, la mairie de Toulouse a décidé de prendre un arrêté interdisant les activités nautiques et la pêche sur ce plan d’eau très fréquenté l’été. La baignade, qui y est déjà interdite à l’année, l’est aussi pour les animaux. Ces derniers risquent d’avoir de grosses complications en cas d’ingestion et le risque est même mortel. Depuis mercredi midi et jusqu’au 4 août à minuit, « l’utilisation du lac principal de la base de loisirs de Sesquières est interdite », indique la collectivité. Ceux qui ne se conformeraient pas à l’arrêté sont susceptibles d’écoper d’une contravention.
Plusieurs cas en Haute-Garonne depuis le début de l’été
Ce n’est pas le premier cas de cyanobactéries. Le lac de la Bordette à Pibrac a été touché, ainsi que le plan d’eau de Fronton, au nord de Toulouse, que la mairie a aussi décidé de fermer mi-juillet. Ces bactéries photosynthétiques sont naturellement présentes dans nos rivières et lacs.
En présence de températures élevées la journée, de luminosité et de nutriments, elles trouvent les conditions idéales pour se développer. Mi-juillet, selon l’Agence régionale de santé qui contrôle uniquement les sites de baignade déclarés par les communes, il y avait eu dix cas avérés en Haute-Garonne.
Les conséquences pour les humains sont moins graves que pour les chiens, mais elles peuvent conduire à des troubles digestifs ou des problèmes dermatologiques.













