Alain Chantaduc, condamné à perpétuité à Toulouse en 1996 pour la mort d’un gendarme auxiliaire en 1991, a été retrouvé mort fin juin dans une forêt des Vosges. L’enquête a vite progressé. Les gendarmes de la section des recherches de Nancy ont arrêté en début de semaine un homme qui serait passé aux aveux. Un ancien braqueur mis en examen et incarcéré jeudi à Épinal.
Un mois. C’est le temps qui a été nécessaire aux groupes d’enquêtes de la gendarmerie des Vosges, brigade des recherches appuyée par les spécialistes de la section des recherches de Nancy, pour identifier l’auteur du meurtre d’Alain Chantaduc, 77 ans.
Ce ancien braqueur est connu à Toulouse pour avoir exécuté un jeune gendarme auxiliaire âgé de 19 ans, en octobre 1991 dans les bois de La Ramée, aux portes de Toulouse. Le jeune militaire cherchait à arrêter l’homme qui, avec un complice, venait de braquer un fast-food, à Basso-Cambo. Pour ce crime, trois balles tirées presque à bout portant, Alain Chantaduc a été condamné en 1996 à la réclusion criminelle à perpétuité. Il a quitté la détention en 2019.
Tué par des coups de couteau
Alain Chantaduc, 77 ans et presque 40 ans de prison, a été retrouvé mort le dimanche 28 juin, par un promeneur dans une forêt des Vosges, à Éloyes à 20 km au sud-est d’Épinal. Son corps portait des traces de coups de couteau et ses jambes étaient en partie brûlées.
Nos confrères d’Ici Grand Est et de France 3 annoncent une communication du procureur d’Épinal qui confirme l’arrestation d’un suspect. Cet homme, lui aussi ancien braqueur, a été retrouvé notamment par son ADN dont des traces ont été retrouvées sur les lieux où Alain Chantaduc a été tué.
Selon Frédéric Nahon, procureur d’Épinal, le suspect serait rapidement passé aux aveux lors de sa garde à vue. Ce meurtre serait lié à un conflit entre les deux voyous sur fond de trafic d’armes. L’illustration de ce que nous avait confié un initié, après la découverte du corps meurtri d’Alain Chantaduc : « Les gars de ce profil, même après une longue détention, ne peuvent s’empêcher de continuer à magouiller… Il en a peut-être payé le prix. »
Mis en examen jeudi 30 août pour « assassinat en récidive » et « atteintes à l’intégrité d’un cadavre » au palais de justice d’Épinal, le suspect qui a, lui aussi, déjà passé de très longues années en détention, a été de nouveau incarcéré.














