EXCLUSIF.Un couple d’automobilistes pensait assister à un dépôt sauvage, lundi 24 août, en contrebas de la RN 820 à Pins-Justaret. Son signalement et une photographie ont conduit les gendarmes jusqu’à un Renault Koleos noir puis à plusieurs sacs remplis de cigarettes. Selon la procédure, près de 500 cartouches ont été saisies. Les deux occupants du véhicule, nés en 1988 et 1981, ont été jugés ce jeudi soir en comparution immédiate à Toulouse et condamnés à quinze mois de prison ferme, avec maintien en détention. Le tribunal a également prononcé la confiscation des scellés.
Des objets blancs et encombrants passés par-dessus un petit pont. Ce lundi 24 août, à 13 heures, un couple d’automobilistes s’arrête au niveau d’un contrôle de gendarmerie installé au croisement de la RN 820 et de la RD 4, à Pins-Justaret, au sud de Toulouse.
Les deux témoins viennent de remarquer un Renault Koleos noir immobilisé sur la bande d’arrêt d’urgence. L’un de ses occupants semblait vider son coffre en contrebas de la route, en direction d’un petit cours d’eau. Pendant ce temps, un second homme restait au volant. Pour le couple, aucun doute : ils viennent d’assister à un dépôt sauvage. Avant de repartir, les automobilistes montrent une photographie du véhicule aux forces de l’ordre.
Un Koleos intercepté
Le signalement est précis. Les gendarmes, appuyés par une équipe cynophile, partent à la recherche de la voiture suspecte.
Le Renault Koleos est intercepté. Mais un seul homme se trouve désormais à l’intérieur. Le second occupant est finalement retrouvé à proximité de la zone décrite par les témoins.
Une saisie inattendue
À quelques centaines de mètres du deuxième suspect, les forces de l’ordre découvrent quatre cartons. Un premier comptage permet de recenser 135 cartouches de cigarettes. Le dépôt d’immondices présumé prend alors une tout autre dimension.
D’autres fouilles permettent de retrouver 250 cartouches supplémentaires de marque Philip Morris. La saisie globale approcherait les 500 cartouches. La marchandise était notamment conditionnée dans des sacs plastiques blancs portant l’inscription « Andorra ».
Les deux hommes, âgés de 37 et 45 ans, sont interpellés. À qui était destinée cette marchandise ? Vendaient-ils pour leur compte ? Les auditions n’ont pas permis d’en savoir plus. Trois jours après cette découverte, ils sont présentés devant le tribunal correctionnel de Toulouse.
Deux peines requises
Ce jeudi soir, les deux prévenus comparaissent dans le cadre d’une audience de comparution immédiate. Le parquet distingue leurs situations et ne réclame pas la même peine contre chacun d’eux.
À l’encontre du prévenu défendu par Me Johana Abraham, le ministère public requiert 24 mois d’emprisonnement ferme, avec maintien en détention. Il sollicite également la confiscation du véhicule et des autres scellés.
Pour le second homme, assisté par Me Camille Vacquier, le parquet demande 12 mois de prison ferme et son maintien derrière les barreaux. La confiscation de son téléphone est également réclamée.
Quinze mois fermeLe tribunal choisit finalement de prononcer une peine identique. Les deux prévenus sont condamnés à 15 mois d’emprisonnement ferme chacun.
Leur maintien en détention est ordonné. La juridiction prononce également la confiscation des scellés saisis au cours de cette procédure.















