La Brasserie du Stade Toulousain fait peau neuve et propose une cuisine de brasserie française autour des grands classiques. Dans le cadre emblématique d’Ernest-Wallon, entre les 25 Brennus, maillots historiques et objets de collection, la nouvelle carte aligne œufs mayo, cuisses de grenouilles, foie de veau et vol-au-vent, avec une première expérience déjà très prometteuse
Après le Club House du Stade Toulousain tennis, Arnaud Favier, en charge de la restauration générale de notre club chéri, s’est attaqué à la Brasserie du Stade. Un lieu emblématique situé au cœur d’Ernest-Wallon, avec ses tables aux couleurs du club et ses salons privatifs repensés pour accueillir au mieux les gourmands clients de tout ordre.
Nous avions pu nous régaler sans failles il y a peu au Club House d’un univers fumant et brillamment orchestré, nous sommes passés sur la cantine diététique des joueurs, nous ne sommes pas pilier, nous voilà maintenant à la Brasserie.
La cuisine a été remotivée, la carte changée, pour s’orienter vers le grand classicisme de la cuisine de brasserie française. Cela paraît facile, œuf mayo et tartare frites en tête de gondole, mais il faut se méfier de ce qui paraît évident, preuve en est qu’il est aujourd’hui plutôt difficile de vraiment se régaler dans une « simple » brasserie. Lors de notre passage, la cuisine était encore en phase de rodage et cela s’est révélé plus que prometteur, alors vivement que l’on remonte l’escalier aux dizaines de maillots rugbystiques.

Une brasserie muséum
Plus qu’un simple restaurant, plusieurs vitrines retracent l’histoire du club mythique à travers bon nombre d’objets donnant un petit air de musée à l’ensemble. Voulu par Arnaud Favier, on retrouve bien sûr les 25 boucliers de Brennus en ornementation d’un mur, des maillots de partout et des coupes d’Europe.
Une vitrine a été consacrée à Pitore, un fan du stade de longue date qui y expose une partie de la collection qu’il a construite petit à petit depuis des dizaines d’années. On aperçoit un ballon de Zidane d’un côté, une guitare de Bernard Lavilliers, et de l’autre, l’univers de Thomas Pesquet. Peugeot en tant que sponsor a le droit à son espace et d’autres se construisent, bref, les fans auront d’autres raisons que la bonne pitance pour se rendre là. Dernier petit clin d’œil aux toilettes, qui diffusent en permanence de vieux commentaires de match, donnant presque envie de s’y rendre sans besoin pressant…
Une carte en construction qui tient déjà ses promesses
Même si certains plats sont encore en réflexion, qu’un chariot de fromages de notre région est prévu ainsi qu’un service au guéridon pour quelques mythes culinaires, nous nous sommes régalés lors de ce premier déjeuner à la nouvelle Brasserie du Stade.
Les classiques sont bien là, gravlax de saumon, crème d’Isigny (14 €), terrine de poireaux sauce ravigote (10 €), huîtres, charcuterie ou salade tout canard (15 €). Nous nous sommes réellement régalés des cuisses de grenouilles sautées en persillade (16 €), dodues comme tout et suintantes de désir d’être dégustées, elles n’ont pas été déçues… Et nous non plus ! Remarquable raviole de langoustine en bisque de crabes verts (15 €), foie gras de belle facture et œuf mayo parfait surmonté de hareng fumé (12 €) mais le support rémoulade manquait de croquant et d’allant, cela sera rectifié.

Foie de veau en plat (28 €), épais mais à la cuisson parfaite, nous féliciterons le chef, nappé d’une persillade et d’un jus dense au vinaigre de Xérès, ce fut encore une fois la régalade. Même son de cloche concernant le vol-au-vent de ris de veau, volaille et champignons (28 €, une aubaine) servi copieusement sur une base de feuilletage maison, tellement rare qu’il fallait le préciser, bravo ! Finish sur une mousse au chocolat de toute beauté ou sur une tatin dont les sœurs seraient fières, un sans-faute, merci et allez le Stade !















