Après six mois de tensions, une soirée alcoolisée dans une chambre d’hôtel a tourné aux violences dans la nuit du 3 au 4 septembre. Laurent, 54 ans, déjà condamné pour violences conjugales, a reconnu avoir frappé sa compagne. Le tribunal l’a condamné à six mois de prison ferme.
Dans le bar dansant, la soirée se passait bien. Dans la nuit du 3 au 4 septembre, Laurent et Magalie s’amusent et boivent quelques verres, comme bien souvent. Puis la jalousie ressurgit. Les mots montent, l’alcool aidant. De retour dans leur chambre d’hôtel, à Toulouse, Laurent frappe sa compagne à plusieurs reprises, la pousse au sol et lui assène des gifles avant de lui vider une bouteille de champagne sur la tête. Plusieurs traces sont relevées sur son visage.
Ce lundi, à la barre du tribunal correctionnel, Laurent, 54 ans, carrure épaisse et cheveux courts, ne conteste pas. Le couple, affirme-t-il, allait mal depuis des mois. Laurent et Magalie, de douze ans sa cadette, revenaient de six mois de voyage en Asie et en Espagne. Durant ce périple, elle l’aurait trompé, expliquant notamment son infidélité par la taille, jugée insuffisante, du sexe de son compagnon. Depuis, la jalousie s’était installée.
« Il a été trompé et depuis il est jaloux, possessif. Il veut pardonner mais il n’y arrive plus », plaide Me Jocelyn Momasso, son avocat. Il décrit un couple miné aussi par l’alcool. « Ce sont deux alcooliques », lance-t-il.
« Je lui souhaite un prompt rétablissement »
Le dossier de Laurent pèse toutefois lourd. Sans activité professionnelle, il compte onze mentions à son casier judiciaire et comparaît en état de récidive légale. En 2020, il avait déjà été condamné pour des violences conjugales. « C’était ma première femme », précise-t-il. Magalie avait, elle aussi, déjà dénoncé des faits similaires avant de retirer sa plainte.
Pour le procureur, la nouvelle scène de violence n’a donc rien d’un accident isolé. « Monsieur a dit lui-même que c’est la crise depuis six mois et qu’il faut que ça s’arrête. Il ne découvre pas le jour du passage à l’acte que ça ne va pas. » Le ministère public réclame un an de prison ferme avec maintien en détention.
Magalie n’est pas présente à l’audience. Son avocate, Me Marie Couret, indique qu’elle se trouve à la clinique Ambroise-Paré en raison d’une suspicion de fracture en lien avec les violences. Elle demande le renvoi de l’examen des intérêts civils et une provision de 1 000 euros.
Me Jocelyn Momasso Momasso ajoute qu’une peine de prison serait inadaptée. Dans ses derniers mots à la barre, Laurent glisse : « Je souhaite à Magalie un prompt rétablissement. »
Le tribunal l’a condamné à six mois de prison ferme, sans maintien en détention. Les modalités d’exécution de la peine seront examinées ultérieurement par le juge de l’application des peines.
















