Une quinzaine d’étuis de calibre 7,62 ont été retrouvés samedi soir rue Albert-Camus, à Bellefontaine. Aucun blessé n’est à déplorer. Les auteurs auraient pris la fuite à bord d’une moto électrique.
Il est 21 h 30 lorsque les détonations claquent dans Bellefontaine. À l’arrière d’un bâtiment du passage Albert-Camus, plusieurs coups de feu viennent d’être tirés à proximité du point de deal. Lorsque les policiers arrivent, les auteurs ont déjà disparu.
Au sol, une quinzaine d’étuis de calibre 7,62, correspondant à des munitions utilisées notamment par des fusils d’assaut de type kalachnikov, sont retrouvés. Aucun blessé n’est découvert sur place. Selon les premiers éléments, les tirs pourraient avoir été effectués en l’air. Les auteurs auraient pris la fuite à bord d’une une moto électrique. La division de la criminalité territoriale (DCT) a été saisie de l’enquête.
Des cités en guerre
Cette nouvelle salve intervient dans un contexte particulièrement tendu au Mirail. Depuis plusieurs mois, fusillades, tentatives d’homicide et découvertes d’armes se succèdent sur fond de recomposition du trafic de stupéfiants. Une semaine plus tôt, un homme de 23 ans avait été abattu à la kalachnikov devant l’école Sylvain-Dauriac, à La Faourette. Début août, deux adolescents avaient également été blessés par balles à Bagatelle.
Les enquêteurs distinguent plusieurs conflits distincts dans ces différents dossiers. Mais leur accumulation traduit une même réalité : les armes de guerre circulent davantage, tandis que les modes opératoires évoluent. Les motos électriques apparaissent notamment de plus en plus régulièrement dans les affaires impliquant des tireurs.














