Le 16 septembre dernier, Alexandre Paulmier, un étudiant de 21 ans, a transformé son trajet en TGV Paris-Toulouse en une opération de recrutement improvisée. En obtenant l’accord du contrôleur, cet élève en master à l’école de commerce EM Normandie a pris le micro du train pour diffuser sa recherche d’alternance en business development à l’ensemble des passagers. Une initiative spontanée et audacieuse qui a immédiatement payé. Retour sur le coup d’éclat de ce futur commercial prêt à tout pour se faire remarquer.
Un micro, un TGV à grande vitesse et un aplomb à toute épreuve. Alexandre Paulmier, 21 ans, étudiant en master à l’école de commerce EM Normandie, a choisi une méthode bien peu conventionnelle pour dégoter son stage en alternance. Le 16 septembre dernier, alors qu’il se trouvait à bord du TGV reliant Paris à Toulouse, ce jeune homme aussi impulsif qu’audacieux a décidé de franchir un cap. Il a pris le micro du train pour s’adresser directement à l’ensemble des passagers présents dans les rames en ces mots : « Bonjour, je m’appelle Alexandre, je suis étudiant en master en école de commerce et je suis actuellement en recherche d’alternance sur la région de Toulouse. Je recherche un poste de business developper ainsi que commercial terrain. Si vous avez besoin, ou si vous connaissez des gens qui ont besoin d’un profil tel que le mien, vous pouvez me contacter directement au 07…. »
Une démarche spontanée
« Ce n’était pas forcément une demande. Je me suis surtout présenté et j’ai expliqué ce que je recherchais sur le secteur de Toulouse et ses environs », raconte-t-il. Cette démarche spontanée n’était pas anticipée. « C’est en passant le portique : j’ai présenté mes billets pour les scanner, j’ai vu le contrôleur et je lui ai demandé. » Une fois l’autorisation obtenue, il n’y avait plus qu’à…
La réaction ne s’est pas fait attendre. Alors qu’il n’avait pas observé vraiment de réaction à chaud à bord du TGV, le téléphone d’Alexandre a sonné immédiatement. « Dans les cinq minutes, j’ai eu un appel. » Au bout du fil, un recruteur d’une start-up basée à Bordeaux et spécialisée en intelligence artificielle, Diylaw AI.
« Je ferai tout pour que ça se passe bien »
Bien que le siège de l’entreprise se trouve en Gironde, l’opportunité prévoit une part importante de télétravail. S’il n’a eu qu’une seule proposition à ce jour, Alexandre reste pragmatique quant à l’issue du processus : « Je devais avoir un entretien mardi dernier, mais on n’a pas pu se voir. Du coup, j’ai un entretien demain en visio… Je ferai tout pour que ça se passe bien », glisse-t-il.
Pourquoi avoir ciblé initialement Toulouse ? « Tout simplement parce que je suis assez mobile et que j’aime bien découvrir de nouvelles choses. J’ai découvert Toulouse grâce à des copains que j’ai rencontrés en Erasmus, et ça m’a donné envie de venir », explique l’étudiant. S’il avoue une attirance particulière pour le secteur aéronautique, Alexandre ne s’interdit rien : « Je n’ai pas de secteur d’activité particulier. Je suis assez curieux. J’aurais bien aimé m’orienter vers un produit plutôt technique pour apprendre de nouvelles choses. » Quant à la zone géographique, il confirme sa flexibilité : « Je suis assez mobile. J’aimerais bien être basé à Toulouse, mais je suis mobile sur toute la France et même à l’étranger », complète-t-il.
« Mes proches ne sont pas forcément étonnés »
Du côté de ses proches, cette prise de parole surprenante dans le TGV suscite surtout de l’amusement. « Ils en rigolent parce que c’est assez comique. La plupart des personnes que je connais me disent qu’elles ne sont pas forcément étonnées de mon intervention, de mon idée… Parce que je fais souvent ce qui me passe par la tête », explique Alexandre.
Actuellement en Normandie, l’étudiant partage son temps entre la recherche active d’entreprises et la préparation de triathlons. Le jeune homme ne regrette absolument pas son geste au micro. « Je pense que c’était une plutôt bonne idée, vu que cela m’a ouvert des opportunités que je n’imaginais pas forcément. Cela permet aussi de prouver que, justement, je n’ai pas peur de prendre le téléphone ou d’aller vers les gens », conclut-il.













