À Toulouse, les AESH sont en grève ce mardi 29 septembre. Salaires, temps de travail, statut et conditions d’accompagnement des enfants sont au cœur de leur mobilisation, avec un rassemblement prévu devant le rectorat avant la manifestation commune de la Fonction publique.
Ce mardi 29 septembre, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont eux aussi mobilisés à Toulouse. A l’appel de la CGT Educ’action 31, de la FSU 31, de Sud Éducation 31 et soutenus par la FCPE 31, ils rejoindront la manifestation de la fonction publique : un premier rassemblement est programmé à 11h devant le rectorat. Puis, le mouvement se poursuivra dans l’après-midi avec un départ prévu du cortège à 14h, métro Saint-Cyprien.
Derrière cette mobilisation, les organisations mettent en avant une réalité très concrète pour les personnels, qu’ils ont déjà dénoncée : des emplois souvent à temps partiel et des rémunérations qui restent faibles. « Un temps de travail de 24h par semaine en moyenne et des salaires sous le seuil de pauvreté (moins de 900€ nets par mois) », indiquent les syndicats. Au regard de l’augmentation du coût de la vie, ces derniers demandent une revalorisation générale des salaires.
La question de la carrière vient renforcer les inquiétudes des AESH. Au fil des revalorisations du Smic, l’écart entre les premiers niveaux de la grille indiciaire s’est réduit. Pour les organisations, cette évolution finit par gommer une partie de la reconnaissance liée à l’ancienneté. « Un agent en poste depuis des années gagne aujourd’hui le même salaire qu’un personnel débutant », dénoncent-elles.
Des conditions de travail des AESH au cœur de la mobilisation
Le niveau de rémunération n’est toutefois qu’une partie du problème soulevé par les organisations. Elles s’inquiètent également de l’évolution des missions confiées aux AESH et de la manière dont les accompagnements sont organisés dans les établissements.
Les dispositifs de mutualisation, notamment les PIAL (Pôles inclusifs d’accompagnement localisés) et les PAS (Pôles d’appui à la scolarité), sont particulièrement visés. Les syndicats et la FCPE estiment qu’ils peuvent conduire un même accompagnant à intervenir auprès de plusieurs élèves, alors que les besoins peuvent être très différents d’un enfant à l’autre. Ils demandent donc davantage de personnels afin de permettre un accompagnement individualisé des élèves bénéficiant d’une notification.
Cette demande rejoint une autre revendication : faire évoluer durablement le statut des AESH. Les organisations souhaitent la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B, ainsi qu’une formation débouchant au minimum sur un diplôme de niveau Bac.
Des revendications formulées alors que les échanges engagés au niveau ministériel n’ont pas, selon les signataires, permis de faire évoluer la situation. Les organisations demandent désormais « un recrutement massif, à la hauteur des besoins réels » pour répondre aux notifications d’accompagnement des enfants.














