Dans un remake de la dernière finale, les « rouge et noir » ont d’abord gagné le match dans leur capacité à ne pas laisser les Montpelliérains matérialiser au tableau d’affichage leur domination (40-18). C’était dimanche 27 septembre, à Ernest-Wallon, pour le compte de la 4e journée de championnat. Explications.
Une gestion des temps faibles parfaite ou presque. Si les « rouge et noir » ont su faire plier une formation de Montpellier bien mal payée de sa domination dans la possession lors de la première demi-heure, c’est aussi par leur capacité à faire le dos rond sur les munitions des Héraultais. D’autant que ceux-ci ont joué 20 minutes durant en supériorité numérique lors du premier acte. Les Toulousains n’ont pourtant concédé que trois pénalités durant les 40 premières minutes, un ratio dans les standards du très haut niveau, mais deux d’entre elles ont logiquement été accompagnées d’un carton jaune.
Trois points concédés en infériorité numérique
Pour Teddy Thomas, après un en-avant volontaire consécutif à un franchissement montpelliérain (3), avant qu’Alexandre Roumat ne soit pris pour un plaquage tête contre tête sur Arthur Vincent. Un second carton n’ayant pas viré au rouge uniquement parce que le centre international avait changé d’appui au moment de l’impact (16).Dans ce contexte, le mérite des « rouge et noir » aura été de rattraper les coups et de ne concéder que trois points (16).
Romain Ntamack, Thomas et Roumat avaient ainsi habilement provoqué un renvoi d’en-but en s’interposant avec le porteur. Roumat, encore lui, subtilisait la pénaltouche de Ricky Riccitelli après une mésentente de l’alignement visiteur (4). Ce sont ensuite Thomas Ramos et Ange Capuozzo qui ont joué avec réussite dans leurs « 22 » au chat et à la souris avec les défenseurs cistes (7), tandis que Julien Marchand, gratteur en chef, s’était chargé de poser les mains dans un ruck montpelliérain sur un ballon jeté un peu trop hâtivement quelques secondes plus tôt par Efrain Elias (36).
De quoi permettre d’annihiler les velléités adverses et offrir un scénario vu à de maintes reprises avec les « rouge et noir » dans le rôle des bourreaux. Car une fois le réveil mis à l’heure et la main remise sur le ballon, les quadruples champions en titre se sont chargés de punir le manque de réalisme adverse. Comme à Rennes huit jours plus tôt…















