De nouveaux retards viennent d’être annoncés sur les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express. En Seine-Saint-Denis, certaines communes devront patienter jusqu’à deux années supplémentaires avant leur mise en service, suscitant la déception des élus locaux.
L’effet domino redouté par le président du Département de Seine-Saint-Denis s’est finalement produit. La Société des grands projets (SGP) vient en effet d’annoncer des « retards importants » sur les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express, rapporte Île-de-France Mobilités (IDFM). « Notre déception est à la hauteur de l’attente suscitée par l’arrivée de ces nouvelles lignes de métro en Seine-Saint-Denis. Dans notre territoire, plus qu’ailleurs, l’amélioration de la desserte en transports en commun constitue un enjeu essentiel pour les habitantes et les habitants », déclarent plusieurs maires et le président du Département, Stéphan Troussel, dans un communiqué commun.
Ils évoquent ainsi « un meilleur accès à l’emploi, aux loisirs, à la culture et aux services essentiels » grâce au Grand Paris Express qui « contribuera également à améliorer la qualité de l’air et, plus largement, la santé et la qualité de vie de toutes et tous ». « À l’échelle du territoire, ces nouvelles lignes constituent un outil essentiel de transformation et de d’amélioration de l’espace public mais aussi un levier majeur de développement économique, en favorisant l’implantation d’entreprises et la création d’emplois », estiment-ils. Ainsi, pour ces élus, ces retards « repoussent d’autant la concrétisation de ces bénéfices attendus par les habitantes et les habitants ».
Ces nouveaux retards sur les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express seront-ils les derniers ?
Dans le détail, les nouvelles échéances représentent « une année d’attente supplémentaire » au Bourget, au Blanc-Mesnil, à la Courneuve, à Saint-Denis et à Villepinte, soit une mise en service à l’automne 2028, et « deux années de retard » pour Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois, Livry-Gargan, Montfermeil, Noisy-le-Grand et Sevran, soit une entrée en fonction à l’automne 2029. Les élus locaux appellent ainsi la SGP « à prendre pleinement la mesure des conséquences de ces nouvelles échéances sur la vie quotidienne des Séquano-Dionysiens et à mobiliser tous les moyens nécessaires pour permettre une mise en service plus rapide et garantir la prise en compte des besoins des habitant.es dans la conduite des chantiers ».
De son côté, Île-de-France Mobilités demande, dans un communiqué de presse, à ce que la Société des Grands Projets « stabilise de manière solide ses calendriers et que ce décalage sera le dernier ». Et ce, afin de « rétablir la crédibilité de la parole publique ». En effet, selon IDFM, « les retards importants annoncés sur les lignes 16 et 17, et la déception qu’ils entraînent, risquent de provoquer une crise de confiance dans plusieurs villes ». Pour l’Autorité organisatrice des mobilités de la région, les calendriers de ces deux lignes doivent donc être fiabilisés pour ne pas « perdre la confiance des collectivités ».












