Beaucoup d’absents fragilisent le paquet d’avants des champions de France. Dès lors, les Montpelliérains, spécialistes en matière de jeu d’avants, auraient-ils une idée en tête ?
Il n’y a jamais de revanche d’une finale en match de poule. Trois mois après la finale de Top 14, ce Stade – Montpellier n’est donc qu’un remake de la dernière affiche du Stade de France.Pour le champion de France, un succès constituerait donc une confirmation de sa domination actuelle sur ses poursuivants dont Montpellier. Et pour ce dernier, ce match est l’occasion d’essayer de mesurer son retard sur son bourreau et surtout de continuer de surfer sur sa dynamique de la saison dernière. Ce qui semble se produire malgré une petite frayeur avec une défaite dès le premier match à domicile face à la Section paloise.
Le Stade devra, avant tout, se souvenir que rien ne fut simple lors des trois dernières confrontations face à Montpellier la saison dernière : une lourde défaite dans l’Hérault, une victoire difficile à Ernest-Wallon face à une équipe visiteuse très remaniée et enfin quelques frayeurs en fin de finale au mois de juin.
Le Stade sait également que fidèle à son ADN, Montpellier c’est d’abord costaud devant. Et son manager Joan Caudullo confiait en début de saison à l’AFP que c’était ainsi et que ça le resterait : « On veut ressembler à notre ADN et ce qu’on est capable de faire depuis 40 ans. Le jeu de Montpellier, pour gagner, ça a toujours été avec des avants forts et costauds, qui doivent dominer l’adversaire. ».
De quoi susciter quelques inquiétudes quand le champion de France accumule les blessés aux postes de deuxième ligne (Vergé, Meafou) et troisième ligne (Cros, Willis, Jelonch, Banos, Castro-Ferreira). On lira que, de ce fait, la composition de son banc est pour le moins inédite (Merkler en deuxième ligne ; les espoirs Bonnard-Martin et Kouassi en troisième ligne).
Certes, le Stade a toujours beaucoup de ressources mais beaucoup d’absents dans le paquet d’avants face à Montpellier, cela ressemble à s’y méprendre à un piège. Mais, au moins, l’effet de surprise ne jouera pas. Clément Poitrenaud en atteste : « On s’attend évidemment à une opposition solide, à beaucoup d’agressivité de leur part. On connaît maintenant depuis deux-trois ans les changements opérés dans ce groupe par Joan Caudullo sur tout ce qui est conquête, défense et occupation. On sait à quoi s’attendre… C’était la meilleure défense du Top 14 la saison dernière… On va essayer de trouver des solutions, mais ce n’est jamais très simple. »La tendance : Stade 53 % – Montpellier 47 %
















