En Haute-Garonne, les ventes de logements anciens reculent, mais les prix résistent. Dans la métropole de Toulouse, certaines communes enregistrent même de fortes hausses. Appartements, maisons : on fait le point.
Une baisse des volumes, mais des prix qui ne diminuent toujours pas. Voici, en substance, le bilan du marché immobilier entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026 en Haute-Garonne. Les ventes ont, en effet, chuté de 6,5% pour les appartements anciens et de 7,7% pour les maisons anciennes dans le département. Dans le même temps, les prix ont augmenté de 2,4% pour les premiers et de 0,2% pour les secondes en un an. Ainsi, le montant médian d’un appartement ancien s’établit désormais à 2 910€/m2, tandis que celui d’une maison ancienne atteint 264 400€.
Quels prix pour un appartement ancien dans la Métropole de Toulouse ?
Si l’on regarde maintenant les chiffres commune par commune, ce sont toujours des villes de la métropole de Toulouse qui occupent le podium. En effet, Quint-Fonsegrives, Toulouse et Balma arrivent en tête, avec des prix médians au mètre carré pour un appartement ancien de respectivement 3 500€/m2 (+4,3%), 3 260€/m2 (+2,8%) et 3 190€/m2 (-2%). « Toulouse, sans grande surprise, est le moteur du marché haut-garonnais puisque nous avons 6 appartements sur 10 qui se vendent sur la commune », souligne Maître Henri Chesnelong, délégué de la Chambre des notaires en charge de l’immobilier pour la Haute-Garonne. La Ville rose concentre donc « la grosse activité du département » et affiche « des prix qui sont plus dynamiques que la moyenne départementale ».
Côté évolutions, justement, c’est Seilh qui enregistre la plus forte hausse pour un appartement ancien dans la Métropole, selon les chiffres de la Chambre des notaires de la Cour d’appel de Toulouse. Le prix médian au mètre carré y a augmenté de 6% en un an pour atteindre 3 130€/m2, ce qui place la commune en quatrième position. Viennent ensuite Saint-Jean, avec 3 060€/m2 (+1,6%), et L’Union, avec 3 060€/m2 (-6,9%, soit la plus forte baisse dans la métropole). Toutes les autres communes métropolitaines affichent un montant inférieur à 3 000€/m2 et supérieur à 2 200€/m2 pour un appartement ancien. C’est Fenouillet qui se retrouve à la dernière place du classement (2 280€/m2).
Balma reste la commune la plus chère pour une maison ancienne
En ce qui concerne les maisons anciennes, le trio de tête des communes affichant les prix de vente médians les plus élevés du département est identique. Sauf qu’ici, c’est Balma qui arrive en première position (421 400€), et ce, « malgré une baisse sur un an » de 3,8%. « Cela fait dix ans que Balma est première avec 90 transactions, ce qui n’est pas neutre », appuie Maître Frédéric Giral, également délégué de la Chambre des notaires en charge de l’immobilier pour la Haute-Garonne. On retrouve ensuite Quint-Fonsegrives (379 000€, soit une hausse de 8,6%). « Une belle performance cette année pour cette commune à fort dynamisme, boosté par la clinique Croix du Sud qui l’a transformée en termes de flux de population et d’activité. Elle était très recherchée », note Maître Frédéric Giral. Enfin, Toulouse arrive troisième (364 000€, +3,5%).
En revanche, contrairement aux appartements anciens, les évolutions de prix sont très disparates. Certaines communes affichent effectivement des hausses ou des baisses à deux chiffres. C’est le cas de Fonbeauzard (+11,9% ; 257 000€) et de Saint-Orens-de-Gameville (+11,6% ; 336 100€), mais aussi de Mondonville (-13,8% ; 255 000€) et de Pibrac (-10,1% ; 340 000€). « Globalement, les communes qui ont performé cette année étaient celles qui n’avaient pas performé l’année dernière », informe Maître Frédéric Giral. En bas du classement, on retrouve Saint-Jory (226 500€ ; -6,2%), loin derrière Fenouillet (247 000€ ; -4,9%) et Aucamville (248 300€ ; -3,2%).













